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La pratique néerlandaise

Les Pays-Bas sont le pays où ce modèle de prise en charge a été développé. Alors que d'autres pays ont revu leur politique, la pratique néerlandaise est restée, en 2026, largement inchangée.

Ce que l'on appelle le « protocole néerlandais » a vu le jour aux Pays-Bas. C'est là que les inhibiteurs de la puberté ont été utilisés pour la première fois dans le cadre de la dysphorie de genre et que ce modèle de prise en charge s'est étendu au reste du monde. C’est précisément pour cette raison que la réaction des Pays-Bas face à ce revirement international est révélatrice : alors qu’ailleurs, la politique a basculé, les Pays-Bas sont restés, en 2026, largement sur la même voie.

Les centres de soins liés au genre en 2026

Aux Pays-Bas, la prise en charge des mineurs en matière de genre est concentrée dans quelques centres universitaires. Des inhibiteurs de la puberté y sont toujours prescrits aux mineurs souffrant de dysphorie de genre, conformément au protocole en vigueur. Il n’existe pas d’équivalent néerlandais des revues du NICE ou de la Cass Review qui aient conduit à une révision fondamentale.

Le contraste avec l’étranger

Cela contraste fortement avec la situation dans les pays voisins. Le Royaume-Uni a fermé la clinique Tavistock et le NHS a cessé de prescrire des inhibiteurs de la puberté en dehors du cadre de la recherche. La Finlande, la Suède et la Norvège ont renforcé leurs politiques sur la base de leurs propres recherches systématiques. Aux Pays-Bas, aucun changement de cap comparable n’a eu lieu, malgré les mêmes données scientifiques internationales.

Pourquoi cela est-il important ?

L’absence de révision ne signifie pas que les données probantes soient plus solides aux Pays-Bas. Il s’agit des mêmes données qui ont conduit à la prudence ailleurs. Pour les parents et les enfants néerlandais, cela a des conséquences directes : on leur propose un traitement dont la base de données probantes a été jugée insuffisante dans des pays comparables pour le poursuivre sans réserves majeures.

Les mêmes données, une conclusion différente

Le cœur du problème ne réside pas dans le fait que les Pays-Bas disposent de données différentes, mais dans le fait qu’ils tirent une conclusion différente à partir de ces mêmes données. Alors que le Royaume-Uni et les pays scandinaves ont jugé la base de preuves trop faible, la pratique néerlandaise a maintenu le cap. Ce choix appelle une justification.

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