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L'identité d'eunuque et l'élargissement des critères de diagnostic

Le SOC8 reconnaît l'eunuque comme une identité de genre. Les « WPATH Files » montrent à quel point le cadre diagnostique est étendu, au-delà même des limites de la médecine.

Un diagnostic médical est censé établir la distinction entre ce qui peut être traité et ce qui ne peut pas l’être. Les « WPATH Files » — ainsi que la norme SOC8 elle-même — montrent à quel point ce cadre est étendu au sein de la WPATH, au point de perdre sa fonction de délimitation. L'exemple le plus frappant est la reconnaissance de l'eunuque en tant qu'identité de genre.

L’eunuque en tant qu’identité de genre

Le SOC8 comporte un chapitre distinct consacré aux eunuques : des personnes qui souhaitent se faire retirer les testicules ou se faire castrer d’une autre manière sans pour autant aspirer à un genre féminin. La WPATH reconnaît cela comme une identité de genre légitime justifiant un accompagnement médical. Le document fait d’ailleurs référence à des communautés en ligne — dont un forum qui contenait des récits fantaisistes sur la castration d’enfants — comme source permettant de comprendre ce groupe.

Le cadre passe ainsi du traitement d’un trouble à la satisfaction d’un désir, quelle que soit l’origine de ce dernier. La castration n’est plus considérée comme une intervention devant être médicalement justifiée, mais comme l’accomplissement d’un désir identifié.

L’élargissement du champ du diagnostic

Ce même glissement est observable dans la pratique au sens large. Alors que la dysphorie de genre était autrefois considérée comme un trouble bien défini, assorti de critères diagnostiques, l’auto-identification devient de plus en plus le point de départ. Quiconque se déclare trans est trans, et le rôle du praticien évolue de celui de diagnosticien à celui d’exécutant. Les messages internes montrent que le rôle de « gardien » est considéré comme obsolète par les membres eux-mêmes, alors que c’est précisément cette fonction qui protège le patient contre des interventions inutiles.

Une paraphilie sans nom

Les « WPATH Files » abordent également l’autogynéphilie : l’excitation sexuelle chez un homme provoquée par le fait de s’imaginer en femme. Il s’agit d’une paraphilie — un comportement sexuel déviant — et non d’une identité de genre. Au sein de la WPATH, son existence est largement écartée, car sa reconnaissance remet en cause le modèle identitaire. En requalifiant cette paraphilie en identité, on supprime la possibilité d’examiner la véritable motivation d’une demande de traitement.

Pourquoi cela importe-t-il ?

Dès lors que tout désir devient une identité et que toute identité donne droit à une intervention médicale, le diagnostic cesse d’être une limite. La reconnaissance des eunuques montre où cette logique aboutit : à la facilitation médicale de la castration en tant que fin en soi.

→ Suivant : SOC8 et la disparition des limites d’âge.


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