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"De transitie heeft mijn leven verwoest" — Maarten over zijn detransitie

Interview dans HP/De Tijd (2022) avec Maarten, qui a transitionné à 16 ans via le VUmc et a détransitionné à 22 ans.

En octobre 2022, HP/De Tijd a publié le grand entretien “La transition a détruit ma vie” de Renate van der Zee et Jan Kuitenbrouwer. Au centre se trouve Maarten, qui à seize ans a été pris en charge dans un parcours de transition médicale au VUmc et qui a détransitionné à vingt-deux ans. Son témoignage est l'un des premiers récits néerlandais de détransition à paraître à cette échelle dans la presse grand public.

Le parcours au VUmc

Maarten s'est présenté au VUmc en tant que jeune adolescent avec des plaintes et des doutes ; le VUmc était alors le principal centre d'expertise pour les soins de genre aux Pays-Bas. Le parcours a conduit à un traitement hormonal à base d'œstrogènes et finalement à une chirurgie faciale. Il décrit la prise en charge comme orientée vers la transition : le parcours était tracé d'avance, les étapes s'enchaînaient, et les questions sous-jacentes n'ont pas été approfondies.

Ce qui manquait

La phrase la plus saisissante de l'article est le constat de Maarten selon lequel l'acceptation de soi n'a jamais été abordée. “On ne m'a jamais parlé d'acceptation de soi”, dit-il. Le traumatisme, l'homosexualité, l'insécurité sociale, les expériences de jeunesse : ce sont précisément les domaines où un dépistage psychologique sérieux aurait dû avoir lieu, mais que les thérapeutes ont esquivés. À la place, son malaise avec le corps masculin a été interprété comme la preuve d'une identité de genre féminine, et la transition a été proposée comme solution.

La conclusion

Le propre jugement de Maarten ne laisse aucune place au doute : “Faire la transition était la chose la plus stupide que j'aurais pu faire. Cela ne s'est pas du tout révélé être la solution à mes problèmes. Je me suis seulement senti plus mal à cause de ça.” Les hormones et les opérations ont laissé des traces permanentes sur son corps et son visage. La détransition ne signifie pas pour lui qu'il retrouve son ancien moi ; les interventions sont en grande partie irréversibles.

Ce que l'entretien révèle

  • Le protocole du VUmc part du principe qu'un jeune qui persiste dans une demande de transition en bénéficie réellement
  • Le diagnostic différentiel (autisme, traumatisme, homosexualité, structure de la personnalité) est systématiquement sous-pondéré
  • Le regret survient souvent des années après la dernière intervention, lorsque le jeune est adulte et que l'identité se cristallise davantage
  • Les chiffres de la clinique elle-même sous-estiment les regrets : ceux qui ne se manifestent plus ne sont pas comptabilisés

Signification pour le débat néerlandais

HP/De Tijd a placé le témoignage de Maarten explicitement dans le contexte d'un afflux fortement croissant de jeunes vers la consultation de genre, et des critiques internationales croissantes du protocole néerlandais dit Dutch Protocol. L'entretien a contribué à briser le tabou autour des témoignages de détransition aux Pays-Bas. Depuis lors, d'autres détransitionneurs se sont manifestés, des parents se sont organisés, et l'appel à freiner la transition médicale des mineurs a également fait surface dans les médias néerlandais. Le témoignage de Maarten reste un point d'ancrage : un nom, un visage et une chronologie qui montrent que le Dutch Protocol peut causer des dommages irréversibles aux jeunes.