critique
SEGM — Society for Evidence-Based Gender
Organisation internationale de médecins qui prône des soins liés au genre fondés sur des données probantes et analyse les recherches scientifiques portant sur le regret de la transition et la transition de genre.
La Society for Evidence-Based Gender Medicine (SEGM) est une organisation internationale regroupant des médecins, des chercheurs et des scientifiques qui s'engagent en faveur de soins fondés sur des données probantes destinés aux enfants, aux adolescents et aux jeunes adultes souffrant de dysphorie de genre. La SEGM a été fondée en 2019, à une époque où le nombre d’orientations vers des cliniques spécialisées dans les questions de genre connaissait une croissance exponentielle et où les professionnels de santé constataient que les fondements scientifiques justifiant les interventions hormonales et chirurgicales chez les mineurs faisaient défaut.
Mission : la science avant l’idéologie
La SEGM affirme que le modèle dit « d’affirmation de genre » — dans lequel la déclaration d’identité de genre d’un enfant conduit directement à une transition sociale, à l’administration d’inhibiteurs de la puberté, d’hormones du sexe opposé et à des interventions chirurgicales — ne repose pas sur des preuves scientifiques solides. L’organisation souligne que le Protocole néerlandais, qui constituait à l’origine la base de la transition médicale chez les mineurs, ne reposait que sur 55 patients soigneusement sélectionnés. Cette population diffère fondamentalement de celle que l’on observe aujourd’hui, dans laquelle les filles en période de puberté présentant des comorbidités telles que l’autisme, la dépression, des troubles alimentaires ou des traumatismes sont surreprésentées.
La SEGM préconise un retour aux normes médicales habituelles : une évaluation psychiatrique approfondie, la prise en charge des comorbidités et la psychothérapie en première intention. Les interventions médicales irréversibles ne sont justifiables que si les traitements moins invasifs échouent et s’il existe des preuves solides de l’équilibre entre les bénéfices et les risques. Selon la SEGM, ces preuves font défaut.
Publications et influence
Revues systématiques de la base de données probantes concernant les inhibiteurs de la puberté et les hormones du sexe opposé
Le SEGM Digest — une synthèse périodique de la nouvelle littérature scientifique et des évolutions politiques
Mémoires d’amicus curiae dans des affaires judiciaires aux États-Unis et au Royaume-Uni
Documentation des changements de politique dans quinze pays qui s’éloignent du modèle affirmatif
Conférences internationales à New York, Berlin et Londres
Prise de position sur la Cass Review et la WPATH
La SEGM a qualifié la « Cass Review » britannique (2024) de tournant décisif. L’étude menée par la pédiatre Hilary Cass a conclu que les données probantes relatives aux soins liés au genre chez les mineurs étaient « remarquablement faibles » et a conduit à la fermeture de la clinique de genre de Tavistock ainsi qu’à l’interdiction de l’utilisation des inhibiteurs de puberté en dehors des protocoles de recherche en Angleterre. La SEGM y voit la fin du modèle affirmatif prôné par les cliniques de santé de genre en Angleterre, dont le rayonnement s’étend à l’échelle mondiale.
L’Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres (WPATH) critique la SEGM au motif que ses « Standards of Care » s’appuient sur des preuves insuffisantes et que les dirigeants de la WPATH étaient les mêmes personnes qui ont rédigé la directive de l’OMS — ce qui constitue un conflit d’intérêts. Des discussions internes de la WPATH qui ont fuité (les « WPATH Files ») ont montré que les cliniciens eux-mêmes reconnaissaient que les mineurs ne peuvent pas donner leur « consentement éclairé » pour des interventions irréversibles dont ils ne peuvent pas mesurer les conséquences à long terme.
Transregret