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VRT — genderzorg voor jongeren gebaseerd op opmerkelijk zwak bewijs

VRT NWS (avril 2024) — Les soins liés au genre destinés aux jeunes reposent sur des preuves particulièrement faibles. Les médecins ont évité toute critique par crainte d'être qualifiés de transphobes.

La chaîne publique flamande VRT a publié le 10 avril 2024 un article consacré au rapport Cass qui venait de paraître. Le message de VRT NWS : le traitement médical des adolescents trans repose sur des fondements scientifiques remarquablement fragiles, et le débat à ce sujet a été faussé pendant des années par la crainte d’être accusé de transphobie. Cet article revêt une importance particulière, car il émane d’un diffuseur grand public et non d’un milieu explicitement critique.

Contexte

Le déclencheur direct est la publication du rapport final de la pédiatre britannique Hilary Cass. Son enquête a été lancée en 2020 par le NHS en raison de l’augmentation forte du nombre d’enfants et d’adolescents se présentant au Gender Identity Development Service de la clinique Tavistock, ainsi que des plaintes persistantes concernant les pratiques en vigueur dans cet établissement.

Le cœur du rapport selon la VRT

La VRT résume de manière concise les conclusions de Mme Cass : depuis des années, des jeunes reçoivent des traitements hormonaux sans qu’il n’existe suffisamment de données issues de la recherche sur leurs conséquences à court et à long terme. Cass qualifie les preuves étayant les protocoles utilisés de remarquablement faibles. Pour le groupe d’adolescents présentant une dysphorie d’apparition tardive, les suivis systématiques font totalement défaut.

Un débat toxique

L’article met en lumière un sujet longtemps tabou dans le débat néerlandais : les médecins, les chercheurs et les enseignants s’abstenaient de formuler des observations critiques par crainte d’être accusés de transphobie. Cass évoque un débat toxique dans lequel toute discussion de fond sur le diagnostic et le traitement était rendue impossible. Ce climat s’est répercuté sur les rédactions des revues, les comités d’éthique et les directives de soins, et a contribué à empêcher une évaluation honnête des protocoles.

Les instances citées

Outre le NHS et Hilary Cass, la VRT fait référence aux gouvernements suédois et finlandais, qui avaient déjà renforcé leurs protocoles sur la base d’analyses de données scientifiques similaires. En Belgique, les établissements de soins sont cités sans qu’aucun changement concret de cap ne soit observé — la politique est en retard par rapport à la réévaluation scientifique menée dans d’autres pays.

Conséquences pour la politique

La VRT souligne que la Suède et la Finlande ont déjà renforcé les critères d’accès au traitement hormonal chez les mineurs, tandis qu’en Belgique, le nombre de jeunes en transition continue d’augmenter. L’article prévoit que les adaptations pratiques des politiques ne suivront que lentement et que les listes d’attente resteront longues pour le moment. Pour les Pays-Bas, cet article est pertinent car il montre que même au sein du débat public néerlandophone — qui s’appuie fortement sur le « Dutch Protocol » —, les conclusions de Cass ne peuvent plus être écartées. Cette publication de la VRT repousse les limites de ce qu’il est possible de dire, au sein d’une rédaction grand public, concernant la charge de la preuve en matière de soins liés au genre pour les jeunes.