Redactie transspijt.nl · 15 juillet 2026
Un ancien article du magazine « Trouw » (1992) révèle un taux de mortalité élevé chez les toutes premières personnes ayant effectué une transition de genre aux Pays-Bas
Une interview peu citée, parue dans *Trouw* (1992), contient un témoignage choquant : sur les dix à onze personnes qui ont consulté le Dr Otto de Vaal, spécialiste des traitements hormonaux, à peu près à la même période que la personne interrogée, cinq sont décédées — quatre par suicide, toutes âgées de trente à quarante ans. Ces décès ne font pas partie de la cohorte d’étude souvent citée, composée de 141 personnes, mais s’inscrivent bien dans l’ensemble du groupe de 229 patients.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéUn témoignage oublié datant de 1992
En 1992, le quotidien Trouw a publié une interview d’une personne ayant effectué sa transition à un stade précoce et qui regrette aujourd’hui son parcours médical. Cet article ne se limite pas à un simple récit personnel : il contient un témoignage inquiétant sur la toute première génération de patients transgenres aux Pays-Bas, un témoignage qui est resté pratiquement inaperçu jusqu’à aujourd’hui.
Le témoignage : cinq décès, dont quatre par suicide
La personne interviewée décrit le groupe de personnes qui, à peu près à la même période que lui, ont été prises en charge par le Dr Otto de Vaal, spécialiste des traitements hormonaux. Ses propos sont directs et sans équivoque :
« Sur le groupe de dix ou onze personnes qui ont consulté le Dr De Vaal à la même période que moi, cinq sont aujourd’hui décédées, dont quatre par suicide, toutes âgées de trente à quarante ans. Je pense qu’ils étaient tellement obsédés par l’idée que tout irait pour le mieux une fois qu’ils seraient devenus des femmes que cela ne pouvait que les décevoir. »
Ce sont là des chiffres accablants : sur un groupe de dix à onze personnes, cinq sont décédées prématurément — soit un taux de mortalité de près de la moitié. Quatre de ces cinq décès étaient des suicides. Toutes ces personnes appartenaient à la tranche d’âge comprise entre trente et quarante ans.
Lien avec la cohorte de recherche scientifique
Les cinq décès dont parle la personne interrogée ne font pas partie de la cohorte de recherche très citée de 141 personnes issue des études de Cohen-Kettenis et Kuiper — cette cohorte étant régulièrement invoquée comme preuve de la sécurité et de l’efficacité de la transition médicale aux Pays-Bas. Ils font toutefois partie du groupe total de 229 personnes décrit dans l’ouvrage *Transsexualité* d’A.J. Kuiper (1991, page 50).
Cette distinction est importante : si seule la cohorte de 141 personnes est utilisée pour tirer des conclusions sur les résultats, les patients les plus vulnérables et les plus précoces — parmi lesquels figurent peut-être les cinq décédés — sont alors exclus de l’analyse. La question de savoir pourquoi exactement 88 personnes sur l’échantillon total de 229 n’ont pas été incluses dans l’analyse principale est rarement soulevée dans les discussions actuelles consacrées à cette étude.
Problèmes précoces, reconnaissance tardive
L’article du Trouw de 1992 montre que, dès les débuts des soins liés au genre aux Pays-Bas, des problèmes graves étaient déjà apparus chez les tout premiers patients. L’homme interviewé parle ouvertement de ses propres regrets et de son explication concernant les décès survenus dans son entourage immédiat : une conviction inébranlable que la transition résoudrait tous les problèmes, suivie d’une confrontation avec la réalité.
Ce type de conséquences à long terme n’est pratiquement jamais mentionné dans la littérature officielle néerlandaise consacrée aux soins liés au genre. Les données qui sont citées proviennent généralement d’une analyse restreinte — et non de l’ensemble du groupe de 229 patients.
Implications pour le débat actuel
Le fait qu’un contemporain direct et compagnon d’infortune des tout premiers personnes en transition aux Pays-Bas ait déjà, en 1992, mis publiquement en garde contre des taux de mortalité élevés dans son entourage mérite une attention particulière. Il ne s’agit pas d’une affirmation anonyme formulée a posteriori, mais d’une interview publiée dans un quotidien néerlandais, accessible à tous à l’époque.
La question que cela soulève est simple : pourquoi ces signaux précoces n’ont-ils jamais fait l’objet d’une étude systématique, et pourquoi ne sont-ils pas pris en compte dans le débat actuel sur la qualité et la sécurité des soins transgenres aux Pays-Bas ?
Source : Trouw (1992) — https://www.trouw.nl/voorpagina/m-v~b88b9653/
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