Partie 6 sur 7

Passage aux hormones

Pratiquement tous les enfants qui commencent un traitement par inhibiteurs de la puberté passent ensuite à un traitement hormonal transgenre. Cela contredit l'affirmation selon laquelle les inhibiteurs ne constituent qu'une pause neutre et réversible.

L'argument du « bouton pause » part du principe que la suspension de la puberté est une solution ouverte : un enfant peut, après un temps de réflexion, reprendre son propre développement. Les données montrent toutefois autre chose. Pratiquement tous les enfants qui commencent un traitement par inhibiteurs de la puberté passent ensuite à un traitement hormonal transgenre. L’inhibiteur ne s’avère pas être une « pause », mais la première étape d’un parcours.

Ce que révèlent les chiffres

Dans les cohortes étudiées, notamment les données de la clinique britannique GIDS et de l’étude sur l’intervention précoce, la grande majorité des enfants ayant reçu des inhibiteurs ont ensuite suivi un traitement hormonal de transition. La proportion d’enfants ayant arrêté les inhibiteurs et repris le cours naturel de leur puberté était minime. Le rapport Cass mentionne explicitement ce taux de passage élevé comme une raison de remettre en question l’argument du « bouton pause ».

Pourquoi cela remet en cause cette affirmation

Si un traitement censé « ne faire que gagner du temps » conduit dans la pratique presque toujours à l’étape suivante, irréversible, alors il ne gagne pas de temps, mais détermine la direction à suivre. Deux explications s’imposent, et toutes deux sont préoccupantes. Soit les inhibiteurs sélectionnent précisément les enfants chez lesquels la dysphorie persiste, soit le fait de suspendre la puberté influence en soi l’issue du processus, dans la mesure où le développement naturel, qui conduirait une partie des enfants à s’accommoder de leur propre corps, est interrompu.

Ni réversible, ni neutre

Le bloqueur est présenté comme réversible et neutre, mais il fonctionne en réalité comme une porte d’entrée vers un parcours médical aux conséquences durables. Le fait que la quasi-totalité des enfants poursuivent ce parcours n’est ni une coïncidence ni un détail ; cela sape la justification fondamentale de l’ensemble du traitement.

Sources relatives à cette partie


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