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Consentement éclairé chez les mineurs

Dans les messages divulgués, les membres de la WPATH reconnaissent entre eux que les enfants et les adolescents ne sont souvent pas en mesure d'en mesurer toutes les conséquences d'interventions irréversibles.

Le consentement éclairé — un consentement libre et éclairé — constitue la pierre angulaire de toute intervention médicale. Il suppose que le patient comprenne réellement la nature, les risques et le caractère irréversible d’un traitement. Dans les discussions de la WPATH qui ont fait l’objet de fuites, les membres expriment entre eux des doutes quant à la possibilité d’y parvenir chez les enfants et les adolescents.

Le problème de la compréhension

Dans les messages internes, les praticiens reconnaissent qu’ils sont souvent incapables de déterminer si un jeune patient saisit pleinement les conséquences des inhibiteurs de la puberté, des traitements hormonaux transgenres ou d’une intervention chirurgicale. Il s’agit d’interventions qui ont des conséquences à vie : stérilité, perte de la fonction sexuelle, modifications physiques permanentes. Les membres discutent de cas dans lesquels des jeunes n’ont pas pu saisir des notions telles que la stérilité ou la perte de l’orgasme, précisément parce qu’ils n’en ont pas encore fait l’expérience.

Cela touche au cœur même du consentement éclairé. Quiconque ne peut comprendre la signification d’une perte irréversible ne peut pas non plus y consentir de manière juridiquement valable. Les « WPATH Files » montrent que les praticiens en sont conscients et en discutent entre eux, tandis que les traitements se poursuivent.

L’évolution vers l’adhésion

Au lieu d’exiger une pleine capacité de discernement, la pratique s’oriente vers un seuil moins strict : l’enfant n’a pas besoin de tout comprendre, mais doit pouvoir adhérer au traitement. Ainsi, le poids de la décision est transféré au praticien et aux parents, tandis que les conséquences retombent entièrement sur l’enfant.

Le rôle des troubles psychiques

Les rapports montrent également à quel point les jeunes patients sont souvent confrontés à l’autisme, à la dépression, à des traumatismes ou à d’autres troubles psychiques. De tels troubles altèrent la capacité de jugement et compliquent justement l’évaluation de la capacité de discernement. Pourtant, ces jeunes sont eux aussi pris en charge, et le débat interne montre que les membres n’ont pas de réponse définitive à cette question.

Le cœur du problème

Un consentement valable nécessite une compréhension des conséquences. Les « WPATH Files » montrent que les praticiens reconnaissent entre eux que cette compréhension fait souvent défaut chez les mineurs — et que les traitements irréversibles sont néanmoins pratiqués.

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