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Que sont les fichiers WPATH ?
L'Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres (WPATH) définit les lignes directrices relatives aux soins liés au genre à l'échelle mondiale. En mars 2024, ses discussions internes ont fait l'objet d'une fuite.
L'Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres n'est ni un organisme public ni un institut universitaire, mais une association regroupant des praticiens et des militants. Pourtant, grâce à ses « Standards of Care », elle définit la norme à laquelle se réfèrent les cliniques spécialisées dans les questions de genre à travers le monde — y compris aux Pays-Bas. En mars 2024, les discussions internes de cette organisation ont été rendues publiques.
Qu’est-ce que la WPATH ?
Fondée en 1979, la WPATH publie depuis lors les « Standards of Care » (SOC) : le document qui définit la manière dont la dysphorie de genre doit être traitée. La version la plus récente, SOC8, a été publiée en 2022. Partout dans le monde, les cliniques, les assureurs santé et les juges s’y réfèrent comme à la norme de référence. La WPATH se présente au grand public comme l’autorité scientifique en matière de soins aux personnes transgenres.
Qu’est-ce qui a fait l’objet d’une fuite ?
Les « WPATH Files » se composent de deux types de documents. D’une part, un grand nombre de messages issus du forum de discussion interne de la WPATH, sur lequel les membres — médecins, chirurgiens, psychologues — échangent entre eux sur des cas concrets et des choix thérapeutiques. D’autre part, des enregistrements vidéo d’un symposium scientifique interne, au cours duquel les membres s’expriment entre eux sans savoir que leurs propos seraient rendus publics.
Ce qui rend ces documents si accablants, c’est le contraste. En public, la WPATH affirme que ses traitements sont fondés sur des données probantes, sûrs et mûrement réfléchis. Dans les messages internes, les membres reconnaissent entre eux qu’ils ignorent souvent si les jeunes patients comprennent réellement les conséquences d’interventions irréversibles, qu’ils sont confrontés à des regrets et à des complications, et qu’ils pratiquent des traitements sur des groupes pour lesquels les preuves font défaut.
Qui a révélé ces informations ?
Les documents ont été publiés en mars 2024 par Environmental Progress, une organisation dirigée par Michael Shellenberger. La journaliste d’investigation Mia Hughes a rédigé le rapport d’accompagnement et replacé les messages divulgués dans leur contexte. Les documents eux-mêmes ont été mis à disposition dans leur intégralité, ce qui permet de vérifier les citations à l’aide des sources originales.
Pourquoi cela est-il important ?
L’intérêt des « WPATH Files » ne réside pas dans le fait qu’un critique externe s’en prenne à l’organisation, mais dans le fait que ce sont les membres eux-mêmes qui s’expriment. Ce sont les praticiens qui dispensent les traitements qui expriment entre eux les doutes qui ne figurent pas dans les directives officielles.
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