Ritchie Herron · 35 ans

Ma première pensée claire a été : mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ?

Ritchie était un homme homosexuel qui ne voulait pas être gay. Internet l'a convaincu qu'il était transgenre. La clinique du NHS a continué à insister pour une chirurgie génitale. Quand il a hésité, on l'a menacé de l'exclure des soins. C'est la pire chose que l'on puisse faire à un patient vulnérable.

Ritchie Herron

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?

Contactez-nous en toute confidentialité

Ce récit repose sur le témoignage public de Ritchie Herron, un fonctionnaire britannique de 35 ans originaire de Newcastle, qui a raconté son histoire via Women Are Human (août 2022), Roll on Friday et dans des interviews accordées aux médias nationaux. Il a intenté une action en justice contre le trust du NHS qui l’avait pris en charge.


Je suis homosexuel. Cela aurait dû être mon point de départ. Mais je ne voulais pas l’être. J’ai lutté toute ma vie contre mes sentiments homosexuels — et, dans la vingtaine, je suis tombé dans la dépression, l’anxiété et les pensées obsessionnelles.

Sur des forums en ligne fréquentés par des hommes plus âgés, je lisais sans cesse le même message : si vous ressentez cela, vous devez être transgenre. Ils m’en ont convaincu.

Deux diagnostics en deux jours

J’ai contracté un prêt à taux exorbitant. Il m’a permis de payer deux diagnostics privés en Écosse — en l’espace de deux jours, chaque entretien durant environ trente minutes. Les deux fois, le diagnostic était le même : « dysphorie de genre ». Muni de ces documents, je me suis présenté en mars 2015 à la clinique de prise en charge des personnes transgenres du NHS à Newcastle.

La menace d’une exclusion des soins

Dès le début, la clinique a insisté sur la chirurgie génitale. Encore et encore, à chaque consultation. Mais j’hésitais. Je n’étais pas sûr. À plusieurs reprises — en 2015, 2016 et 2017 — j’ai dit que je ne voulais peut-être pas subir cette opération.

La réponse de la clinique : si vous ne coopérez pas, nous mettrons fin à votre prise en charge. Et sans les soins de la clinique, je perdrais également l’accompagnement et le soutien thérapeutique dont j’avais tant besoin.

« C’est la pire chose que l’on puisse faire à un patient vulnérable. »

J’ai accepté.

23 mai 2018

Ce jour-là, j’ai subi une vaginoplastie financée par le NHS. J’ai perdu tellement de sang que, pendant plusieurs jours, je n’ai cessé de m’évanouir sous l’effet des analgésiques. Ma première pensée claire a été :

« Mon Dieu, qu’est-ce que j’ai fait ? »

Immédiatement. Alors que j’étais encore dans mon lit d’hôpital.

Les conséquences

Trois à quatre ans après l’opération, j’étais profondément suicidaire. Les complications sont permanentes :

  • Infertilité
  • Absence de libido
  • Incontinence urinaire
  • Perte de sensibilité dans la région génitale
  • Douleurs constantes
  • Il faut dix minutes pour vider la vessie

En 2022, il a repris son prénom, Ritchie, et son identité d’homme. Abby, le prénom qu’il a utilisé pendant des années, appartient au passé.

La plainte

Ritchie Herron a poursuivi le Cumbria, Northumberland, Tyne & Wear NHS Foundation Trust pour avoir fait pression sur un patient vulnérable et ne pas lui avoir fourni des soins psychologiques adéquats. Il considère sa propre affaire comme un signe avant-coureur :

« C’est une avalanche qui est sur le point de se produire. La transition est désormais proposée à grande échelle. Cela ressemble à un scandale massif — mais encore plus sinistre. »


Sources :

  • Women Are Human (2022). Une jeune Américaine et un Britannique témoignent publiquement de leurs regrets après leur « transition de genre ». womenarehuman.com
  • Roll on Friday. La transition a été « la plus grande erreur de ma vie » — interview de Ritchie Herron. rollonfriday.com
  • Christian Institute (2022). Un homme poursuit le NHS pour l’avoir « poussé à subir une opération de changement de sexe ». christian.org.uk
  • YouTube : « Je regrette d’avoir fait confiance » aux médecins qui m’ont poussé à changer de sexe. youtube.com