Sam · 25 ans

Dès le début, au VUmc, c'était : tu es transgenre, un point c'est tout. Et le reste ne comptait pas.

Sam ne voulait pas être homosexuel. À 16 ans, il a vu une émission télé sur les personnes transgenres et a cru que c'était sa porte de sortie. La clinique de genre du VUmc l'a diagnostiqué immédiatement et lui a donné des hormones et des interventions esthétiques — ses problèmes sous-jacents n'ont jamais été sérieusement examinés. À 22 ans, Sam a arrêté. Aujourd'hui, il tient l'Amsterdam UMC pour responsable.

Sam

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Ce récit s'appuie sur le reportage d'EenVandaag (AVROTROS, publié le 20 juin 2024). Sam a choisi de n'utiliser que son prénom.


À seize ans, Sam a découvert qu'il était attiré par les hommes. Il ne voulait pas de ce sentiment. Depuis le début de sa puberté, il luttait déjà contre la morosité, une faible estime de soi et même des pensées d'automutilation. Sa haine de lui-même grandissait. Puis il a vu à la télévision une émission sur un garçon transgenre. « C'était peut-être la solution », pensa-t-il. « Commencer une nouvelle vie en tant que quelqu'un d'autre. »

La clinique de genre : « Tu es transgenre, un point c'est tout »

Sam s'est présenté à la clinique de genre de l'UMCG à Groningue. Sa dysphorie de genre y a été constatée, mais le traitement a été reporté. Il a déménagé à Amsterdam et s'est inscrit au VUmc.

Ce qui a suivi, il le décrit lui-même avec acuité :

« Dès le début, au VUmc, c'était : tu es transgenre, un point c'est tout. Et le reste ne comptait pas. »

— Sam

Les problèmes sous-jacents — ses difficultés avec ses pairs, le divorce de ses parents qui se déroulait à cette période, le rejet de sa propre homosexualité — n'ont reçu que peu d'attention. Sam a reçu une prescription d'hormones féminines et a subi des interventions esthétiques. La question de savoir si sa dysphorie de genre découlait peut-être d'autres problèmes non traités n'a pas été posée.

Arrêt à 22 ans

À vingt-deux ans, Sam a décidé d'arrêter. Il a cessé les hormones féminines et a renoncé à l'opération d'affirmation de genre prévue.

« Entamer une transition n'était pas la solution à mes problèmes. »

— Sam

Sam vit désormais depuis trois ans en tant qu'homme et a aujourd'hui 25 ans. Il se rétablit progressivement, et a pu faire une place à son homosexualité — ce qu'il ne pouvait pas faire à l'adolescence.

Plainte en responsabilité contre l'Amsterdam UMC

En 2024, Sam a déposé, avec une autre personne détransitionnée — née fille, ayant transitionné vers homme puis revenue en arrière — une plainte en responsabilité auprès de l'Amsterdam UMC. Ils demandent la reconnaissance du diagnostic erroné et une indemnisation. Tous deux affirment que leur diagnostic de dysphorie de genre était insuffisamment étayé, et que d'autres problèmes psychologiques en jeu n'ont pas été sérieusement examinés avant le début du traitement hormonal. Leur objectif n'est pas seulement la reconnaissance, mais aussi d'éviter que des cas similaires ne se reproduisent à l'avenir.

L'expérience de Sam s'inscrit dans un schéma plus large de regret de transition, où la détransition suit un parcours engagé trop rapidement. Lisez d'autres témoignages ou découvrez où trouver de l'aide.


Sources :

  • EenVandaag / AVROTROS (2024). Sam tient la clinique de genre responsable d'un diagnostic erroné : « Entamer une transition n'était pas la solution à mes problèmes ». eenvandaag.avrotros.nl