3 août 2026
La Haute Cour britannique valide l'étude Pathways sur les bloqueurs de puberté : des filles dès 11 ans
Le 31 juillet 2026, la Haute Cour d'Angleterre a rejeté le recours du Bayswater Support Group, de la détransitionnée Keira Bell et du psychothérapeute James Esses visant à bloquer l'étude clinique Pathways sur les bloqueurs de puberté. Ce premier essai randomisé et contrôlé au Royaume-Uni peut désormais débuter : des filles de 11 ans et des garçons de 12 ans pourront y participer. La décision tranche avec les restrictions déjà adoptées en Suède, Finlande, Danemark et Norvège.

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Contactez-nous en toute confidentialitéLe 31 juillet 2026, le juge Chamberlain de la Haute Cour d'Angleterre a rejeté une demande de contrôle juridictionnel introduite par le Bayswater Support Group, la détransitionnée Keira Bell et le psychothérapeute James Esses, qui cherchaient à bloquer l'étude clinique britannique 'Pathways' sur les bloqueurs de puberté chez les adolescents. Ce premier essai randomisé et contrôlé sur ce traitement chez les jeunes en situation d'incongruence de genre au Royaume-Uni peut désormais débuter, avec des filles pouvant y participer dès l'âge de 11 ans.
L'étude Pathways : premier essai contrôlé au Royaume-Uni
L'étude Pathways est un essai randomisé et contrôlé portant sur environ 220 enfants présentant une incongruence de genre persistante. La moitié des participants commence le traitement par bloqueurs de puberté immédiatement, l'autre moitié un an plus tard — permettant une comparaison rigoureuse entre les deux groupes. Les filles peuvent être incluses dès 11 ans, les garçons dès 12 ans.
L'étude a été conçue en réponse à la Cass Review, l'influent rapport britannique d'avril 2024 qui concluait que les preuves scientifiques à l'appui de l'utilisation des bloqueurs de puberté chez les jeunes en situation d'incongruence de genre étaient nettement insuffisantes, et que ni les cliniciens ni les familles ne disposaient d'une base suffisante pour prendre des décisions véritablement éclairées.
Réserves de la MHRA et recours juridique
Plus tôt en 2026, l'étude Pathways avait été temporairement suspendue après que la Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MHRA) — l'autorité britannique de réglementation des médicaments, équivalente à l'AFMPS (Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé) en Belgique — avait émis de sérieuses réserves. La MHRA avait mis en garde contre un risque de 'dommages biologiques potentiellement significatifs' et demandé que l'âge minimum de participation soit relevé à 14 ans. Après révision du protocole — portant cet âge à 11 ans pour les filles et 12 ans pour les garçons — la MHRA a néanmoins accordé son approbation.
Le Bayswater Support Group, qui représente des parents d'enfants questionnant leur genre, a engagé une procédure judiciaire avec Keira Bell et James Esses pour obtenir le blocage de l'étude. Ils faisaient valoir que la MHRA et la Health Research Authority avaient agi de manière irrégulière en approuvant le protocole révisé. Le juge Chamberlain a rejeté leur requête, estimant que les moyens soulevés n'avaient 'aucune chance réaliste de succès' devant un tribunal.
Un débat qui s'intensifie en Europe
Les critiques soulignent que la MHRA elle-même avait initialement émis de sérieux doutes quant à la sécurité de l'étude. Le fait que l'âge minimum ait finalement été abaissé de 14 ans — tel que préconisé par la MHRA — à 11 ans soulève la question de savoir si la protection des mineurs vulnérables est suffisamment garantie. Les opposants considèrent l'étude contraire à l'éthique tant que la sécurité fondamentale du traitement n'est pas établie de manière irréfutable.
La décision britannique contraste fortement avec les évolutions observées dans plusieurs pays européens. La Suède, la Finlande, le Danemark et la Norvège ont déjà restreint ou interrompu l'utilisation des bloqueurs de puberté en dehors de conditions de recherche strictement encadrées. En accordant son feu vert à ce type d'essai clinique, le Royaume-Uni fait entrer le débat sur la légitimité et la sécurité de ces traitements chez les adolescents dans une nouvelle phase.
Source :
- transspijt.nl. "Brits Hof geeft groen licht voor puberteitsremmer-studie: kinderen vanaf 11 jaar". transspijt.nl
Source : transspijt.nl — https://transspijt.nl/artikelen/uk-high-court-pathways-studie-puberteitsremmers-2026/
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