Claire Abernathy · 16 ans

Je me sens volée — mastectomie à l'âge de 14 ans

Claire a perdu ses seins à 14 ans. Les médecins ont dit à sa mère que son consentement était nécessaire pour maintenir sa fille en vie. Je savais que quelque chose n'allait pas, mais je faisais confiance aux médecins. Elles prennent maintenant la parole pour protéger d'autres personnes.

Claire Abernathy

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Ce témoignage s'appuie sur le témoignage public de Claire Abernathy et de sa mère Carrie, publié en mai 2025 par Independent Women. Elles ont partagé leur histoire pour protéger d'autres familles.


Claire avait 14 ans lorsqu'elle a subi une double mastectomie. Quatorze ans. Ses seins avaient à peine eu le temps de se développer.

Sa mère Carrie savait que quelque chose n'allait pas. Elle le sentait. Mais les médecins ont été très clairs : si Carrie ne consentait pas au traitement, sa fille risquait de mettre fin à ses jours. Que choisit-on alors, en tant que mère ?

L'argument du suicide

C'est un argument qui revient de plus en plus souvent dans les témoignages de parents de jeunes souffrant de dysphorie de genre : des médecins qui insistent sur la gravité du risque de suicide pour justifier d'agir vite. Pas de temps pour le doute. Pas de place pour un deuxième avis. Consentir, c'est aimer. Refuser, c'est mettre en danger.

Carrie a consenti. Elle faisait confiance aux médecins.

"Je savais que quelque chose n'allait pas. Mais je me disais : ce sont eux les experts. Ils savent ce qui est le mieux pour mon enfant. J'aurais dû me fier à mon instinct de mère."

Après l'opération

Après la mastectomie, la souffrance psychique est restée. Les problèmes qui avaient été à l'origine de la dysphorie de genre n'ont pas disparu. Claire avait perdu ses seins — mais les causes sous-jacentes n'avaient jamais été traitées.

Peu à peu, la prise de conscience a grandi. Pas seulement chez Claire, mais aussi chez sa mère : elles avaient été manipulées. Non pas par des personnes malveillantes, mais par un système qui ne connaissait qu'une seule solution à un problème complexe.

"Je me sens volée. Volée de mon corps. Volée de choix dont je ne pouvais pas mesurer la portée à cet âge."

— Claire Abernathy

Ce que confirme l'étude finlandaise

L'histoire de Claire et de Carrie n'est pas un cas isolé. Une étude de registre finlandaise (BMJ Mental Health, 2024) a montré que le risque accru de suicide chez les jeunes souffrant de dysphorie de genre s'explique entièrement par la comorbidité psychiatrique — et non par la dysphorie de genre elle-même. La transition médicale n'a pas réduit le risque de suicide. La priorité clinique aurait dû être de traiter les problèmes psychiatriques sous-jacents.

Les médecins de Claire ont utilisé le risque de suicide comme argument en faveur d'une opération irréversible. Mais les preuves ne justifient pas cet argument.

Pourquoi elles prennent la parole

Claire et sa mère s'expriment ouvertement non pas pour se plaindre, mais pour protéger d'autres parents et d'autres jeunes. Elles veulent que les médecins soient plus honnêtes sur ce qu'ils savent et ne savent pas. Elles veulent que les parents prennent leur propre instinct au sérieux. Et elles veulent que "consentir pour sauver votre enfant" ne soit plus présenté comme la seule option.


Sources :

  • Independent Women (2025). 'I Feel Robbed': After A Double Mastectomy At 14, This Detransitioner Is Speaking Out. independentwomen.com
  • Voir aussi : étude finlandaise sur le risque de suicide. BMJ Mental Health (2024). transspijt.nl