Jay Langadinos · 31 ans
« J'ai été stérilisée avant mes trente ans et personne ne m'avait jamais demandé si je voulais des enfants. » — Jay Langadinos poursuit un psychiatre australien en justice
Jay a transitionné de ses 19 ans à 22 ans — mastectomie, hystérectomie, ovaires retirés. Son autisme et sa phobie sociale sont passés inaperçus. En 2016, elle a détransitionné. Elle poursuit désormais le psychiatre dr. Patrick Toohey devant la NSW Supreme Court.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéCette histoire est basée sur des reportages de Binary Australia, The Post Millennial et Greek Herald autour du procès de Jay Langadinos à la NSW Supreme Court. Jay Langadinos a rendu son affaire publique.
Jay Langadinos a grandi à Sydney, en Australie. Adolescente, elle souffrait d'autisme et d'une phobie sociale sévère — des diagnostics qui ne furent établis que plus tard. À dix-neuf ans, elle a entamé une transition médicale qui allait durer trois ans.
Trois ans, trois interventions irréversibles
Entre ses dix-neuf et vingt-deux ans, Jay a subi trois interventions irréversibles :
- Hormonothérapie (testostérone)
- Double mastectomie
- Hystérectomie et ablation de ses ovaires (2010–2012)
Elle avait vingt-deux ans lors de la dernière intervention. Elle n'avait pas encore d'enfants. On ne lui avait jamais demandé si elle en voulait un jour.
« J'ai été stérilisée avant mes trente ans et personne ne m'avait jamais demandé si je voulais des enfants. »
— Jay Langadinos
Sa problématique sous-jacente — autisme et phobie sociale — n'a pas été examinée ni traitée tout au long du parcours de soins.
Détransition en 2016
Quatre ans après l'hystérectomie, en novembre 2016, Jay a effectué sa détransition. Elle avait trente ans. Les interventions étaient irréversibles. Elle vit désormais avec les conséquences d'une ménopause précoce due à l'ablation de ses ovaires : décalcification osseuse, risques cardiovasculaires et instabilité hormonale pour le reste de sa vie.
Le procès
Jay poursuit le psychiatre dr. Patrick Toohey devant la NSW Supreme Court pour faute professionnelle. Son grief principal : Toohey savait — ou aurait dû savoir — qu'elle avait besoin d'une évaluation psychiatrique complémentaire, y compris un second avis, avant que les interventions irréversibles ne soient réalisées.
Plus précisément, elle soutient qu'il :
- N'a pas examiné son autisme et sa phobie sociale, alors qu'ils jouaient un rôle direct dans sa confusion identitaire
- N'a pas recommandé de second avis pour la décision la plus importante de sa vie
- N'a pas protégé une jeune femme de dix-neuf ans contre des décisions dont les conséquences ne se révéleraient pleinement que des décennies plus tard
Première grande affaire judiciaire de détransition en Australie
L'affaire de Jay Langadinos est la première grande affaire judiciaire de détransition en Australie. Elle s'inscrit en parallèle d'une remise en question plus large des soins de genre en Australie : en avril 2025, la Family Court a statué dans l'affaire Re Devin que des cliniques de genre avaient omis des évaluations cliniques obligatoires, et le juge a fondé sa décision en partie sur la Cass Review britannique.
L'histoire de Jay touche à un schéma qui se répète dans le monde entier : de jeunes personnes souffrant d'autisme ou d'autres comorbidités psychiatriques sont rapidement orientées vers des traitements irréversibles via des parcours de soins de genre, tandis que les causes sous-jacentes de leur mal-être restent non traitées.
Sources :
- Binary Australia. Sydney woman suing psychiatrist over devastating transition outcome. binary.org.au
- The Post Millennial. Woman sues psychiatrist over recommending gender-affirming sterilization, mastectomies. thepostmillennial.com
- Greek Herald. Jay Langadinos sues psychiatrist for professional negligence over gender transition. greekherald.com.au
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