Jonni Skinner · 22 ans

Ils ont inventé des diagnostics pour me traiter — œstrogènes à l'âge de 13 ans

Jonni n'avait aucun problème hormonal à 13 ans. Son médecin a inventé un diagnostic. Après huit ans d'œstrogènes, de bloqueurs de puberté et de raisons médicales fabriquées, il a un jour uriné du sang. Ce n'est qu'à 22 ans qu'un nouveau médecin lui a dit que l'arrêt était aussi une option.

Jonni Skinner

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Ce récit est basé sur le témoignage public de Jonni Skinner, un Américain de 22 ans qui a raconté son histoire dans le podcast Beyond Gender, sur la plateforme Substack et lors de la conférence Genspect 2025 à Albuquerque. Il a 22 ans.


J’avais treize ans. Je n’avais aucun trouble hormonal. Mes taux d’hormones étaient normaux. Médicalement, ma puberté ne présentait aucun problème.

Mon médecin a inscrit dans mon dossier : « trouble endocrinien lié à la puberté ».

C’était inventé.

Une série de faux diagnostics

À treize ans, on m’a donné des œstrogènes. À quatorze ans — je mesurais 1,73 mètre — le même médecin a inscrit dans mon dossier : « grande stature ». Un diagnostic qui pouvait justifier un traitement hormonal pour stopper ma croissance.

Je n’étais pas grand. Je mesurais quinze centimètres de moins que la moyenne masculine.

Plus tard, on m’a implanté un bloqueur de puberté. Après deux ans et demi, il a fallu le retirer en raison d’« effets indésirables ». L’un de ces effets indésirables était que j’urinais du sang. Le diagnostic officiel était un ulcère vésical. La véritable cause était probablement le bloqueur de puberté.

Huit années d’effets indésirables

Pendant huit ans sous hormones du sexe opposé, Jonni a souffert de :

  • Crampes musculaires quotidiennes
  • Incontinence urinaire
  • Dysfonction sexuelle
  • Dépression
  • Périodes durant lesquelles il ne pouvait pas sortir de chez lui en raison des effets indésirables

Personne ne lui a suggéré que l’arrêt du traitement était une option.

Les WPATH Files

En 2023, un nouvel endocrinologue a conseillé pour la première fois à Jonni d’envisager l’arrêt des hormones. C’était la première fois que quelqu’un lui disait cela en huit ans de traitement.

Au début de 2024, il a lu les WPATH Files — des documents internes divulgués de la World Professional Association for Transgender Health, qui révélaient que des inquiétudes concernant le traitement des enfants existaient également au sein de l’organisation. Cela a été décisif.

Le sevrage a été difficile : bouffées de chaleur intenses, frissons, crampes musculaires, fatigue extrême et instabilité émotionnelle qui ont persisté pendant des mois.

Aucun recours juridique

Jonni n’a plus aucune possibilité de recours légal. Dans le Michigan, l’État où il vit, le délai de prescription en matière de responsabilité médicale est de deux ans. Ce délai est depuis longtemps écoulé.

« J’avais treize ans quand on m’a donné des œstrogènes. Je n’ai jamais demandé qu’on invente des diagnostics pour pouvoir me traiter. Personne n’a demandé l’autorisation de ma mère. »

Jonni Skinner intervient désormais lors de conférences et dans des podcasts. Il veut que les gens comprennent ce qui peut mal tourner lorsque des médecins commencent des traitements irréversibles chez des enfants qui ne peuvent pas donner leur consentement à ce qui leur arrive.


Sources :

  • Stella O'Malley / Substack : « I Was Thirteen When They Put Me on Estrogen » — Jonni Skinner. stellaomalley.substack.com
  • Conférence Genspect 2025 : The Cost of Early Medicalization — Jonni Skinner. youtube.com
  • Genspect sur X : annonce de la participation de Jonni Skinner à la Bigger Picture Conference 2025. x.com