Maia Poet · 26 ans

J'ai commencé à suivre du contenu de transition en ligne à 12 ans. À 19 ans, je vivais en Israël en tant qu'homme. Les roquettes m'ont amenée à réfléchir. — Maia Poet

Maia a suivi des communautés trans en ligne dès l'âge de 12 ans. Autiste et neurodivergente. À 19 ans en Israël en tant qu'homme. Attaques de roquettes en 2021 — elle a lu du matériel gender-critique. A arrêté sa transition. La meilleure mais la plus difficile décision de ma vie. Aujourd'hui active en tant qu'écrivaine et conseillère.

Maia Poet

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?

Contactez-nous en toute confidentialité

Cette histoire est basée sur des interviews publiques de Maia Poet, ses publications Substack et une interview publiée par CAN (Child and Adolescent Network) en juillet 2025. Maia Poet écrit et s'exprime ouvertement sous son propre nom.


Maia Poet avait douze ans lorsqu'elle a commencé à suivre pour la première fois du contenu en ligne sur la transition. Elle est autiste et a un TDAH. Elle a grandi entre deux cultures — israélienne et américaine — et cherchait sa place en ligne.

Ce qu'elle trouva, c'était une communauté qui lui donnait une identité. Et un chemin.

Douze ans d'immersion en ligne

Pendant son adolescence, Maia était profondément intégrée dans des communautés trans en ligne. Les algorithmes confirmaient et renforçaient sa conviction. Elle s'identifiait comme un homme. À dix-neuf ans, elle avait déménagé en Israël et vivait en tant qu'homme — sans traitement médical, mais avec une transition sociale complète.

L'autisme joue un rôle particulier dans cette histoire. Les personnes autistes sont fortement surreprésentées parmi celles qui s'identifient comme transgenres — un schéma documenté dans plusieurs études. Les raisons sont complexes : les personnes autistes sont plus sensibles aux schémas sociaux qu'elles observent et intériorisent, moins capables de filtrer l'influence des pressions extérieures sur leur perception d'elles-mêmes, et décrivent plus souvent une relation difficile avec leur corps et les attentes sociales.

Des attaques de roquettes comme tournant décisif

En mai 2021, Israël a été frappé par une série d'attaques de roquettes du Hamas. Maia se trouvait au cœur de ces événements. Dans les jours qui suivirent — remplis d'incertitude, d'isolement, de silence — elle lut pour la première fois du matériel critique sur le genre.

« C'était la meilleure mais la plus difficile décision de ma vie. »

— Maia Poet, sur sa décision d'arrêter

Ce qu'elle lut toucha quelque chose qu'elle avait rationalisé pendant des années. Elle reconnut sa propre histoire — l'autisme, l'environnement en ligne, la quête d'identité colorée par des communautés qui ne connaissaient qu'une seule direction.

Elle a arrêté la transition.

Maintenant : écrivaine et conseillère

Maia écrit désormais sur Substack à propos de ses expériences et de l'intersection entre autisme et identification transgenre. Elle conseille des familles ayant des jeunes qui s'identifient comme trans. Elle parle en particulier de la vulnérabilité des jeunes neurodivers dans des environnements en ligne qui présentent la transition comme solution à toute forme de mal-être identitaire.

« Les cliniciens doivent comprendre à quel point le chevauchement entre autisme et dysphorie de genre est important — et à quel point il est dangereux d'ignorer ce chevauchement. »

— Maia Poet

Son histoire est particulière car elle n'a jamais subi de traitement médical. Les séquelles permanentes lui ont été épargnées. Mais les années de confusion identitaire, le développement manqué, la vie dans un rôle qui ne lui convenait pas — ces coûts sont réels, même sans cicatrices.


Sources :