Zara · 18 ans
Ils ont dit : si tu dis que tu es suicidaire, ça va plus vite. Alors je l'ai fait.
Zara avait 13 ans quand elle a transitionné socialement. À 15 ans des bloqueurs de puberté, à 16 ans de la testostérone. Son soignant lui a littéralement dit de dire qu'elle était « suicidaire » pour être aidée plus rapidement. Juste avant sa mastectomie prévue à 18 ans, elle s'est arrêtée — juste à temps.
Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéCe récit est basé sur le témoignage public de Zara, une jeune femme néo-zélandaise qui a partagé son histoire lors du Forum on the Family Conference (Nouvelle-Zélande, octobre 2025) devant un public de 650 personnes. Elle a choisi de n'utiliser que son prénom.
Zara avait treize ans lorsqu'elle a commencé à transitionner — d'abord socialement : un autre prénom, d'autres pronoms. Ce qui a suivi était un parcours médical qui est devenu de plus en plus invasif en l'espace de quelques années. À quinze ans, elle a commencé à prendre des bloqueurs de puberté. À seize ans, de la testostérone. Et à dix-huit ans, une mastectomie était prévue.
« Dis que tu es suicidaire »
La partie la plus troublante du témoignage de Zara concerne la façon dont l'accès à ces soins s'est déroulé. Son soignant lui a donné une instruction explicite :
« Ils m'ont dit que si je disais que j'étais suicidaire, cela m'aiderait à passer plus vite dans le système. Alors j'ai fait exactement ce qu'ils m'ont dit. »
— Zara
Ce sont des mots qui en disent long sur le fonctionnement du système de soins : ce n'est pas le bien-être de l'enfant qui était au centre, mais la rapidité avec laquelle un parcours de traitement pouvait être lancé. Zara affirme n'avoir eu aucune pensée suicidaire — mais avait appris que le dire raccourcissait le chemin. Ce même schéma — où un risque imminent de suicide est utilisé pour justifier une médicalisation rapide — revient dans de nombreux autres témoignages de jeunes détransitionneurs.
Arrêtée juste à temps
À dix-huit ans, la mastectomie était prévue via le système de santé public. Mais juste avant l'intervention prévue, Zara s'est arrêtée — juste à temps. Elle n'a pas précisé ce qui s'est passé durant cette période décisive, mais a partagé qu'elle avait renoncé à la chirurgie au tout dernier moment. Ce faisant, elle s'est épargnée l'une des étapes les plus irréversibles du parcours.
Avec du recul
Zara a pris la parole lors du Forum on the Family Conference en Nouvelle-Zélande. Aux côtés de sa co-détransitionneuse Issy, elle a été accueillie par une salle de 650 personnes qui, selon les organisateurs, les a reçues avec « beaucoup d'amour et de compassion ». Les deux femmes ont partagé à quel point il était facile de s'engager dans le parcours de transition — et à quel point il est difficile d'obtenir de l'aide pour en revenir. Ce contraste — une entrée facile, une sortie solitaire — est un fil conducteur dans le débat plus large sur le regret de transition et la détransition.
Sources :
- Binary Australia (2025). Zara's detransition story. binary.org.au
- Family First NZ (2025). The Untold Stories Of Kiwi 'Detransitioners' – Meet Zara. youtube.com (vidéo)
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