12 juillet 2026
Une vaste étude finlandaise basée sur des registres : les soins axés sur le genre n'améliorent pas la santé mentale des jeunes
Une vaste étude finlandaise basée sur un registre, publiée dans Acta Paediatrica (4 avril 2026), montre que 61,7 % des jeunes orientés vers des services liés au genre avaient besoin de soins psychiatriques spécialisés lors du suivi, contre 14,2 % dans le groupe témoin. Cette augmentation était la plus marquée chez les jeunes ayant subi des interventions médicales — et l’amélioration supposée de la santé mentale n’a pas été démontrée.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéUne étude de registre à grande échelle menée en Finlande, publiée le 4 avril 2026 dans *Acta Paediatrica*, montre que la morbidité psychiatrique grave chez les adolescents ayant eu recours à des soins liés au genre a fortement augmenté après le traitement — et s’est avérée quatre fois plus élevée lors du suivi que chez leurs pairs. Les chercheurs concluent que les effets positifs supposés des traitements médicaux liés au genre sur la santé mentale n’ont pas été démontrés.
Méthodologie et chiffres
L’étude menée par Sami-Matti Ruuska, Katinka Tuisku, Timo Holttinen et Riittakerttu Kaltiala (Hôpital universitaire de Tampere et Hôpital universitaire d’Helsinki) a suivi l’ensemble des 2 083 adolescents et jeunes adultes ayant consulté une clinique finlandaise spécialisée dans les questions de genre entre 1996 et 2019 avant l’âge de 23 ans, et les a comparés à un groupe témoin apparié de 16 643 personnes. La durée moyenne de suivi était d’environ cinq ans, avec un maximum de 25 ans. Avant leur orientation vers la clinique, 45,7 % des jeunes orientés pour des questions de genre avaient déjà eu besoin de soins psychiatriques spécialisés, contre 15 % dans le groupe témoin. Après au moins deux ans de suivi, ce chiffre est passé à 61,7 % — tandis qu’il est resté pratiquement inchangé dans le groupe témoin.
La plus forte augmentation concerne les personnes ayant bénéficié d’un traitement médical
Parmi les jeunes orientés vers des soins liés au genre, 38,2 % ont effectivement bénéficié d’une intervention médicale. Dans le cas des traitements de féminisation, la proportion de jeunes nécessitant des soins psychiatriques est passée de 9,8 % avant le traitement à 60,7 % après ; dans le cas des traitements de masculinisation, elle est passée de 21,6 % à 54,5 %. Au cours de la période d’étude 2011-2019 — période marquée par la hausse soudaine des orientations —, 61,3 % des jeunes orientés pour des questions de genre avaient besoin de soins psychiatriques lors du suivi, contre 14,2 % dans le groupe témoin. Les chercheurs écrivent : « Cette étude exceptionnellement exhaustive n’a pas démontré ces bénéfices » — faisant référence à l’idée largement répandue selon laquelle les traitements médicaux liés au genre améliorent la santé mentale. Ils constatent également que la morbidité psychiatrique grave était plus fréquente chez les jeunes orientés vers ces traitements après l’afflux récent d’orientations.
Dans le sillage d’une remise en question internationale
Ces conclusions s’inscrivent dans le cadre d’une remise en question plus large, à l’échelle internationale, des soins liés au genre chez les jeunes. En Finlande, l’autorité nationale de santé recommande depuis des années une approche prudente, avec la psychothérapie comme première étape. La Cass Review britannique (2024) a tiré des conclusions similaires concernant la qualité des données disponibles sur les traitements médicaux liés au genre chez les jeunes. Plusieurs groupes de recherche ont publié des lettres de réponse dans *Acta Paediatrica* ; Ruuska et ses collègues affirment dans leur réplique que ces critiques reposent sur des malentendus concernant le système de santé finlandais et la nature des études basées sur des registres. Vous trouverez davantage d’informations dans le dossier consacré aux inhibiteurs de la puberté.
Sources :
- Ruuska SM, Tuisku K, Holttinen T, Kaltiala R. « Psychiatric Morbidity Among Adolescents and Young Adults Who Contacted Specialised Gender Identity Services in Finland in 1996–2019: A Register Study. » Acta Paediatrica. 4 avril 2026. onlinelibrary.wiley.com
- Université de Tampere. « Une étude ne constate aucun lien entre le changement de sexe médical et une amélioration de la santé mentale chez les jeunes. » 4 avril 2026. tuni.fi
Transregret
