1 mars 2025
Une clinicienne explique pourquoi elle soutient les détransitionneurs — et pourquoi vous devriez aussi
Sur le site de Genspect, une clinicienne anonyme partage son parcours personnel : d'une pratique centrée sur les soins de genre à un rôle de soutien aux détransitionneurs. Elle décrit ce qu'elle a appris de ses patients, pourquoi elle appelle la communauté médicale à suivre la même voie, et comment les détransitionneurs sont systématiquement rejetés par les soins auxquels ils faisaient autrefois confiance.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéSur le site de Genspect, une clinicienne a publié un essai personnel sur son parcours professionnel, passant de prestataire de soins de genre à soutien des détransitionneurs. Le texte se distingue par son honnêteté sur ce qui se passe mal lorsque les soins destinés aux patients transgenres ne répondent pas à leurs besoins après une détransition.
Ce que décrit la clinicienne
L'auteure décrit comment, dans sa pratique clinique, elle a d'abord suivi le modèle affirmatif dominant. Ce n'est que lorsque des patients sont revenus vers elle — détransitionnés, abîmés, et sans nulle part où aller — qu'elle a commencé à reconsidérer son approche.
Elle décrit trois schémas qu'elle a rencontrés à plusieurs reprises :
- Des détransitionneurs activement évités, après leur détransition, par les cliniques qui les avaient traités auparavant
- Des soignants minimisant les expériences de détransition ou les balayant comme des exceptions
- Un manque de soins spécialisés pour les problèmes spécifiques survenant après la détransition
L'appel à la communauté médicale
L'auteure appelle ses confrères cliniciens à accueillir activement les détransitionneurs dans leur pratique — non comme une déclaration politique, mais comme un devoir clinique. Elle souligne que les détransitionneurs ont des besoins médicaux qui ne sont nulle part traités de manière systématique :
- La gestion hormonale après l'arrêt des hormones intersexes
- L'accompagnement des conséquences physiques d'interventions irréversibles
- Le soutien psychologique face au deuil, au traumatisme et aux questions identitaires
Cela rejoint les recherches sur la vie sexuelle après la détransition et la problématique plus large des parcours de soins pour les détransitionneurs.
Pourquoi cela concerne les Pays-Bas
Aux Pays-Bas, il n'existe encore aucun parcours de soins structuré pour les détransitionneurs. Le premier procès néerlandais lié à la détransition montre clairement que ce besoin de soins est réel et urgent. Les expériences de cliniciens telles que décrites sur Genspect peuvent servir de modèle pour ce qui manque encore aux Pays-Bas.
Sources :
Transregret






