Camille Kiefel · 33 ans

Après deux appels Zoom, ils avaient retiré mes seins. Personne n'a demandé à propos de mon trauma. — Camille Kiefel

Camille souffrait de TDAH et d'un trauma non traité lorsqu'elle a subi une mastectomie en 2020 après deux sessions Zoom. Elle réclame $800.000 de dommages et intérêts et est désormais présidente de Detrans Help, une organisation qui accompagne les détransitionneurs.

Camille Kiefel

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Ce récit est basé sur des déclarations publiques de Camille Kiefel, son travail chez Detrans Help et des reportages de plusieurs médias américains. Camille Kiefel s'exprime ouvertement sous son propre nom.


Camille Kiefel a grandi en Oregon. Elle souffrait de TDAH et portait depuis des années un trauma non résolu lorsqu'elle a décidé en 2020 d'entreprendre une transition médicale. Elle avait vingt-neuf ans.

Deux sessions Zoom

Le chemin vers sa mastectomie a été remarquablement court. Camille a eu deux consultations — via Zoom, pendant la pandémie de Covid — avant que ses seins ne soient chirurgicalement retirés. Aucune évaluation psychiatrique approfondie. Aucune recherche sur la question de savoir si son TDAH ou son trauma jouaient un rôle dans ses ressentis de genre. Aucune période d'observation.

"Après deux entretiens Zoom, ils avaient retiré mes seins. Personne n'a demandé à propos de mon trauma."

— Camille Kiefel

L'opération a eu lieu en 2020. Ce qui a suivi fut une prise de conscience progressive que le traitement n'avait pas résolu ses questions fondamentales — sur le trauma, l'identité, la santé mentale. Elle a détransitionné.

Le procès

Camille Kiefel a intenté un procès contre les prestataires de soins qui l'avaient traitée. Elle réclame 800 000 $ de dommages et intérêts. Le cœur de sa plainte : les soignants ont approuvé une chirurgie irréversible sans évaluation adéquate de son état psychiatrique et de ses antécédents traumatiques.

Son affaire s'inscrit dans une série de procès similaires aux États-Unis, dans lesquels des détransitionneurs poursuivent leurs soignants pour absence de diagnostic rigoureux. Cristina Hineman a poursuivi Planned Parenthood après que la testostérone lui a été prescrite en trente minutes. Isabelle Ayala a été la première à tenir également l'American Academy of Pediatrics pour responsable. Layton Ulery a poursuivi sa thérapeute et son médecin pour avoir ignoré des troubles dissociatifs complexes.

Detrans Help

Après sa détransition, Camille Kiefel a fondé Detrans Help — une organisation qui soutient les détransitionneurs avec des informations, des orientations et une communauté. Elle est présidente de l'organisation.

Detrans Help s'adresse aux personnes qui regrettent des interventions médicales liées au genre et qui ont besoin d'une aide à la fois médicale et psychologique pour naviguer les conséquences. L'organisation documente également les témoignages de détransitionneurs afin de sensibiliser le public aux risques du modèle actuel de soins de genre.

TDAH et prise de décision

Le récit de Camille illustre un schéma récurrent dans les soins de genre : les personnes souffrant de TDAH, d'autisme ou ayant des antécédents traumatiques sont particulièrement vulnérables aux processus diagnostiques rapides par lesquels l'auto-identification en tant que transgenre est confirmée sans examen des facteurs sous-jacents. Comme le montre la recherche sur l'autisme et la dysphorie de genre, les personnes présentant des caractéristiques neurodivergentes sont fortement surreprésentées dans les soins de genre — et sont en même temps les moins à même d'appréhender les conséquences à long terme des interventions irréversibles.

Le modèle de consentement éclairé — dans lequel le patient se diagnostique lui-même et le médecin confirme — n'offre aucun mécanisme pour signaler cela.


Sources :