Gundolf · 67 ans
« J'ai laissé quelqu'un altérer la création de Dieu » — Gundolf, Zandvoort : 35 ans en tant que femme, puis des remords et un baptême en tant qu'homme
Gundolf, originaire de Zandvoort, a effectué sa transition vers le genre féminin à l'âge de 30 ans, à la suite d'expériences difficiles vécues durant son enfance. Il a vécu sous le nom de Cecilia pendant 35 ans. À l’âge de 65 ans, il a, selon ses propres dires, entendu les mots « reviens à la maison » et a décidé de retrouver son identité masculine. En raison de sa sclérose en plaques et de son fauteuil roulant, il a été baptisé dans un jacuzzi au centre communautaire Pluspunt. Son message à l’intention des autres : « Vous mutilez votre corps, et c’est pour toujours. »
Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéCe récit s'inspire d'un reportage diffusé par NH Nieuws le 17 mai 2026. Gundolf s'est exprimé ouvertement sous son propre nom ; les citations directes sont tirées de cet article.
Gundolf a 67 ans, il vit à Zandvoort et se déplace en fauteuil roulant en raison d’une sclérose en plaques (SEP). Son parcours se divise en deux parties : il a vécu trente ans en tant qu’homme, puis trente-cinq ans en tant que femme. Aujourd’hui, à 67 ans, il a retrouvé son identité masculine. Son histoire est l’un des rares exemples néerlandais de transition à un âge avancé racontée ouvertement et sous son propre nom.
« J’ai été un homme pendant trente ans et une femme pendant trente-cinq ans. Ce sont des expériences douloureuses vécues durant mon enfance qui m’ont poussé à entamer ma transition. »
La transition à l’âge de trente ans
À l’âge de 30 ans, Gundolf a entamé sa transition. Son corps a été adapté chirurgicalement à une identité féminine et il a vécu sous le nom de Cecilia. Selon lui, cette décision ne découlait pas d’une conviction de longue date, mais d’expériences douloureuses vécues durant son enfance — un schéma qui revient également dans de nombreux autres témoignages faisant état de regrets liés à la transition : une souffrance sous-jacente à laquelle la voie médicale semblait offrir une issue.
Pourtant, quelque chose continuait de le tourmenter. Pendant trente-cinq ans, il a constaté que la transition ne lui apportait pas ce qu’il en avait espéré.
« On ne se sent jamais femme à cent pour cent. Il n’y a pas de règles, on ne peut pas avoir d’enfants. »
« Retournez chez vous »
Selon Gundolf, le tournant est venu de l’extérieur. Devenu entre-temps chrétien évangélique, il décrit cela comme une expérience spirituelle qui lui a indiqué le chemin du retour.
« Ce furent les mots “revenez à la maison”. Un encouragement de Dieu. »
Il a décidé de retrouver son identité masculine. Cette décision s’est accompagnée d’une prise de conscience douloureuse de ce qu’il avait laissé faire au cours des décennies écoulées.
« J’ai laissé altérer la création de Dieu. Je n’aurais jamais dû faire cela. »
Un baptême dans un jacuzzi
Pour marquer son retour, Gundolf s’est fait baptiser selon le rite chrétien. En raison de sa sclérose en plaques et de son fauteuil roulant, il ne pouvait pas entrer dans un baptistère classique ; l’immersion a eu lieu dans un jacuzzi du centre communautaire Pluspunt à Zandvoort. Il est entré dans l’eau vêtu de vêtements souillés et en est ressorti vêtu de blanc — un symbole de rupture avec le passé.
« C’est le début d’une nouvelle vie. Je suis de retour en tant qu’homme, tel que je suis né. »
Ce qui perdure — et quel est son message
Gundolf ne peut pas revenir en arrière sur les modifications chirurgicales apportées à son corps. Ce caractère irréversible est au cœur de son message à l’intention de ceux qui envisagent une transition.
« À ceux qui y songent : réfléchissez-y très sérieusement. Vous mutilez votre corps, et c’est pour toujours. »
Il parle de sa propre situation avec lucidité : changer n’est plus une option, c’est fait, et il doit continuer à vivre avec. Son histoire n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large, en pleine expansion à l’échelle internationale, celui des personnes qui, après des années, éprouvent des remords et franchissent le pas vers la détransition — souvent trop tard, et presque toujours confrontées à des conséquences irréversibles. Découvrez d’autres témoignages dans notre rubrique « Témoignages » ou consultez les chiffres et les études sur le regret trans et la détransition.
Source :
- NH Nieuws. « Gundolf (67 ans) a regretté sa transition vers le genre féminin et célèbre son identité masculine par un baptême. » Paul Tromp, 17 mai 2026. nhnieuws.nl
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