Grace Powell · 23 ans

La transition a amplifié ce que je percevais comme un défaut en moi — elle n'a rien arrangé

Grace a été abusée enfant. À 12 ans, elle ressentait un malaise dans son corps. Elle a absorbé le message : si tu ne transitionnes pas, tu meurs. Personne ne l'a interrogée sur sa dépression, son traumatisme ou son orientation sexuelle. À sa remise de diplôme, elle était déjà sous testostérone et sans seins.

Grace Powell

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?

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Ce récit s’appuie sur le témoignage public de Grace Powell, une Américaine de 23 ans qui a raconté son histoire au New York Times (Pamela Paul, 2024), au Washington Examiner et dans d’autres médias. Elle témoigne publiquement de sa transition et de sa détransition.


J’avais douze ou treize ans lorsque j’ai commencé à sentir que quelque chose n’allait pas dans mon corps. J’avais l’impression de ne pas être à ma place dans ma propre peau. Par ailleurs — bien avant cela — j’avais été victime d’abus sexuels pendant mon enfance.

Mais personne parmi ceux qui m’accompagnaient ne le savait. Car personne ne me l’a demandé.

Le message qui a tout déterminé

Au collège-lycée, j’ai absorbé le message qui résonnait partout autour de moi : si vous ne vous identifiez pas comme transgenre et ne faites pas de transition, vous vous suiciderez.

« Le message que j’avais entendu et assimilé était le suivant : si tu ne fais pas de transition, tu vas mourir. »

En dernière année de lycée, j’ai commencé à prendre de la testostérone. L’été avant mon entrée à l’université, j’ai subi une double mastectomie.

Personne ne s’est intéressé à la vraie raison

Tout au long du parcours — médecin après médecin, thérapeute après thérapeute — personne ne lui a demandé quelles étaient les raisons de sa dysphorie de genre. Personne ne lui a posé de questions sur sa dépression. Personne ne lui a demandé quelle était son orientation sexuelle. Personne ne l’a interrogée sur d’éventuels traumatismes antérieurs.

Personne n’avait donc besoin de savoir qu’elle avait été victime d’abus sexuels pendant son enfance.

« Personne ne m’a jamais posé de questions sur des traumatismes antérieurs — ils n’ont donc jamais eu besoin de savoir que j’avais été victime d’abus pendant mon enfance. »

Après la transition

La transition n’a rien arrangé. Elle a empiré les choses.

« Le processus de transition ne m’a pas fait me sentir mieux. Il a amplifié ce que je considérais comme un défaut chez moi. »

Aujourd’hui, à 23 ans, Grace Powell s’inquiète de sa fertilité. Au moment où elle a fait sa transition, elle ne voulait pas avoir d’enfants. Ce désir a changé. Elle ignore si cela sera un jour possible.

« Je pense que, plus que toute autre chose, c’est cela que je regrette. À l’époque, je ne pensais tout simplement pas au fait d’avoir des enfants. »


Sources :

  • Washington Examiner. For these detransitioners, there's no reversing the cost of gender ideology's lies. washingtonexaminer.com
  • Fox News (2024). Detransitioners open up to NY Times about feeling abandoned, harm of 'gender-affirming care:' 'It's a mess'. foxnews.com
  • The Federalist (2022). These Detransitioners Have A Message For Distressed Girls. thefederalist.com