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24 mai 2026

Academics for Academic Freedom — réseau britannique pour la liberté de recherche

AFAF a été fondé en 2006 au Royaume-Uni par, entre autres, Dennis Hayes et rassemble des universitaires qui s'engagent publiquement en faveur d'une recherche et d'un enseignement sans entraves. La déclaration du réseau demande explicitement la protection du droit d'exprimer des positions controversées — un principe qui a été mis à l'épreuve à plusieurs reprises dans des affaires liées à l'identité de genre, à la protection de l'enfance et à la philosophie féministe.

Academics for Academic Freedom — réseau britannique pour la liberté de recherche

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?

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Academics for Academic Freedom (AFAF) est un réseau britannique de chercheurs qui se prononce en faveur de la liberté de recherche et d'enseignement. Il a été fondé en 2006 et est depuis lors considéré comme l'une des voix les plus audibles au Royaume-Uni lorsque la liberté académique est menacée.

Histoire et mission

L'AFAF a été fondée notamment par le professeur Dennis Hayes (University of Derby), qui en est également le président. Le déclencheur a été le constat que les universités britanniques restreignaient de plus en plus, via des règlements internes, des conditions de financement et des codes de conduite, le droit de parole effectif des chercheurs — indépendamment de la protection légale formelle de la liberté d'expression.

Le cœur de l'AFAF est son Statement of Academic Freedom. Toute personne qui y adhère souscrit à deux principes :

  1. Les universitaires ont, dans le cadre de la loi, le droit illimité d'étudier tout domaine de connaissance et d'en enseigner.
  2. Les universitaires ont, dans le cadre de la loi, le droit illimité d'exprimer publiquement des opinions considérées comme controversées dans leur domaine ou en dehors de celui-ci.

Activités

  • La tenue et la publication d'une liste de signataires de chercheurs britanniques qui souscrivent à la déclaration.
  • L'organisation de conférences annuelles sur la liberté académique.
  • La fourniture d'informations au public sur les affaires de suspension et de licenciement.
  • L'échange de cas avec des organisations sœurs dans d'autres pays — notamment FIRE aux États-Unis.

Pertinence pour le débat sur le regret de transition

Au Royaume-Uni, ces dernières années, plusieurs affaires ont mis des chercheurs sous pression en raison de recherches critiques sur le genre ou de déclarations publiques. La plus connue est celle de Kathleen Stock à l'University of Sussex (2021), mais il y avait également des affaires concernant Selina Todd (Oxford), Jo Phoenix (Open University) et d'autres. L'AFAF s'est publiquement positionnée dans plusieurs de ces dossiers aux côtés de l'universitaire menacé — non pas nécessairement parce qu'elle partage les positions de fond, mais parce que le système ne fonctionne pas sans défense de la recherche dissidente.

La Higher Education (Freedom of Speech) Act 2023 britannique, qui a notamment fait de l'Office for Students le régulateur de la liberté d'expression dans les universités, a vu le jour en partie sous la pression d'organisations comme l'AFAF et des affaires qu'elles ont rendues visibles. L'amende de 585 000 £ infligée par l'Office for Students en mars 2025 à l'University of Sussex dans l'affaire Stock en était une conséquence directe.

Portée plus large

Pour le débat sur le regret de transition, l'AFAF est pertinente car une grande partie de ce que nous savons aujourd'hui sur le glissement des cohortes, les données probantes sur les bloqueurs de puberté et la détransition n'est devenue visible qu'après que des chercheurs individuels — souvent à grands frais personnels — ont osé partager publiquement leurs travaux. Une infrastructure qui ne les laisse pas seuls est une condition préalable aux futures Cass Reviews dans d'autres pays.


Sources :