analyse

1 janvier 2024

Liberté académique dans le débat sur le genre : répression des chercheurs critiques

Les académiciens qui publient des recherches critiques sur les soins de genre pour les mineurs subissent des pressions, des procédures de plainte et parfois des licenciements. Des cas comme Ken Zucker (Toronto), Lisa Littman (Brown University) et Michael Bailey (Northwestern) illustrent comment la liberté académique dans le débat sur le genre est systématiquement mise sous pression. Cela a des conséquences directes sur la qualité du débat scientifique.

Liberté académique dans le débat sur le genre : répression des chercheurs critiques

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?

Contactez-nous en toute confidentialité

La liberté académique — le droit des scientifiques de publier des recherches et de prendre position sans crainte de répercussions professionnelles — est sous pression dans le débat sur le genre. Cela est documenté dans plusieurs pays et affecte la qualité de la recherche scientifique.

Cas documentés

Ken Zucker : Le psychologue et chercheur clinique a été licencié en 2015 de la clinique d'identité de genre de Toronto (CAMH) après une campagne menée par des organisations de défense des droits des transgenres. Une enquête externe l'a réhabilité par la suite. Son tort : une approche clinique attentiste chez les enfants souffrant de dysphorie de genre, en accord avec des décennies de recherches sur la désistance. Voir : l'affaire Zucker.

Lisa Littman : L'Université Brown a supprimé le communiqué de presse sur son étude ROGD sous la pression des organisations de défense des droits des transgenres. PLOS ONE a ordonné une révision interne, ce qui est exceptionnel. L'étude a été republiée, mais l'affaire illustre la pression exercée sur les chercheurs. Voir : la controverse Littman.

Michael Bailey : Le psychologue de l'Université Northwestern a reçu des plaintes et fait l'objet de campagnes après la publication de « The Man Who Would Be Queen » (2003) — un livre qui distingue différents types de transsexualité. Des activistes transgenres ont déposé des plaintes auprès de son université, de ses étudiants et de son employeur. Aucune sanction n'a suivi, mais la campagne d'intimidation a fonctionné comme un moyen de dissuasion efficace.

Maya Forstater : La chercheuse au Centre for Global Development a perdu son poste après avoir exprimé l'opinion que le sexe biologique n'est pas modifiable. Un tribunal d'appel du travail a jugé par la suite qu'il s'agissait d'une conviction protégée. Voir : Sex Matters et l'affaire Forstater.

Effets structurels sur le débat scientifique

La pression exercée sur les universitaires a des conséquences structurelles : l'autocensure, l'évitement des questions de recherche controversées, et une image déformée dans la littérature. Les chercheurs qui publient des résultats positifs sur les soins liés au genre n'ont pas à craindre de pressions ; les chercheurs qui publient des résultats critiques savent qu'ils prennent des risques professionnels. Ce mécanisme de distorsion n'est pas propre au débat sur le genre, mais y est particulièrement visible.

Voir aussi : Jesse Singal sur l'annulation des journalistes critiques du genre et le Free Speech Union.


Sources :