contexte

1 décembre 2016

Ken Zucker et la clinique de Toronto : le renvoi d'un expert, et la réhabilitation de sa méthode

Le Dr Ken Zucker a dirigé pendant des décennies la Child and Adolescent Gender Identity Clinic de Toronto, l'un des cliniciens les plus expérimentés au monde en matière de dysphorie de genre chez les enfants. En 2015, il a été renvoyé à la suite d'une enquête externe déclenchée par des plaintes d'activistes transgenres. Un comité de révision a ensuite conclu que l'enquête elle-même était méthodologiquement défaillante et que son approche ne s'apparentait pas à une thérapie de conversion.

Ken Zucker et la clinique de Toronto : le renvoi d'un expert, et la réhabilitation de sa méthode

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Le Dr Kenneth Zucker a dirigé de 1981 à 2015 la Child and Adolescent Gender Identity Clinic (CAMH) de Toronto — l'une des cliniques de genre les plus influentes au monde. Son approche était nuancée : il explorait avec les enfants et les jeunes ce qui se cachait derrière la crise d'identité de genre, et se montrait réticent à médicaliser rapidement des enfants encore en plein développement.

Le renvoi (2015)

En 2015, le Centre for Addiction and Mental Health (CAMH) a lancé une enquête externe sur la méthode de Zucker, à la suite de plaintes d'activistes transgenres affirmant que son approche s'apparentait à une thérapie de conversion. À l'issue de l'enquête, il a été renvoyé et la clinique a été fermée.

La réhabilitation

Zucker a poursuivi le CAMH en justice. Dans le cadre d'un règlement, le CAMH a reconnu que le rapport d'enquête ayant servi de base à son renvoi contenait des « erreurs factuelles » et présentait des faiblesses méthodologiques. Le CAMH a versé une compensation financière. Le rapport n'a pas été publié mais a ensuite fuité — et des critiques ont estimé qu'il s'agissait d'un document motivé politiquement, et non d'une évaluation scientifique sérieuse.

Dans les années qui ont suivi, des collègues chercheurs ont publié des articles réhabilitant l'approche de Zucker. La Cass Review a cité ses travaux parmi les références soulignant l'importance d'une approche non médicalisée de la dysphorie de genre chez les enfants.

La portée de l'affaire

L'affaire Zucker illustre comment la dynamique politique entourant les soins transgenres a influencé le débat scientifique. L'un des cliniciens les plus expérimentés au monde a été renvoyé sur la base d'un rapport qui s'est ensuite révélé peu fiable — après une pression exercée par des activistes. Cela a eu un effet dissuasif sur d'autres cliniciens envisageant une approche non médicalisée.

Elle rejoint le cas de Bernadette Wren, la controverse de l'étude ROGD et la question plus large de l'influence de la pression institutionnelle sur la science dans ce domaine.


Sources :