actualité

21 août 2026

Gundolf (67 ans) redevient homme après 35 ans en tant que femme : « J'ai laissé bricoler la création de Dieu »

À 67 ans, Gundolf, originaire de Zandvoort, s'est fait baptiser en tant qu'homme, 35 ans après avoir commencé à vivre en tant que Cecilia. Son retour, célébré dans un jacuzzi en raison de son fauteuil roulant, symbolise le regret d'interventions devenues irréversibles.

Gundolf (67 ans) redevient homme après 35 ans en tant que femme : « J'ai laissé bricoler la création de Dieu »

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?

Contactez-nous en toute confidentialité

À 67 ans, Gundolf, originaire de Zandvoort, s'est fait baptiser publiquement en tant qu'homme mi-mai 2026 — trente-cinq ans après avoir commencé à vivre sous le nom de Cecilia. Cette cérémonie marque l'aboutissement d'un long parcours de doute et, finalement, de regret concernant les interventions chirurgicales qu'il avait subies pour adapter son corps à une image corporelle féminine.

Une transition à trente ans

Gundolf a entamé sa transition à trente ans, à la suite de ce qu'il décrit lui-même comme des expériences douloureuses vécues durant sa jeunesse. Il a subi des opérations pour adapter son corps, puis a vécu trente-cinq ans sous l'identité de Cecilia. Ce n'est que plus tard, dit-il, qu'il a entendu des mots personnels qu'il attribue à Dieu : « reviens à la maison ». Cette expérience l'a conduit à décider de renouer avec son identité masculine — une décision qui, après des décennies, s'est révélée plus lourde que prévu, précisément parce qu'une partie de ce qui avait été changé ne pouvait plus être défaite.

« J'ai laissé bricoler la création de Dieu »

Gundolf, chrétien évangélique et dépendant d'un fauteuil roulant en raison d'une sclérose en plaques, regrette désormais surtout les interventions irréversibles. « J'ai laissé bricoler la création de Dieu », a-t-il déclaré à propos de son propre parcours. Son histoire rejoint un schéma que l'on retrouve souvent dans les récits de détransition : un regret qui ne se manifeste qu'après des années, parfois des décennies — à un moment où les étapes médicales ne peuvent plus être annulées. Les recherches sur la détransition montrent que le délai moyen avant l'apparition du regret se compte souvent en années, et que l'élément déclencheur est rarement prévisible à l'avance.

Un baptême dans un jacuzzi

En raison de sa dépendance à un fauteuil roulant, le baptême n'a pas eu lieu dans une église dotée de fonts baptismaux, mais dans un jacuzzi du centre de quartier Pluspunt. Gundolf est entré dans l'eau habillé de vêtements sales et en est ressorti vêtu de blanc, un marquage symbolique de ce qu'il considère lui-même comme un nouveau départ. Le cadre était inhabituel, mais la portée pour lui-même n'en était pas moins grande : après trente-cinq ans en tant que femme, il voulait rendre visible qu'il se sent à nouveau homme, et que cette conviction pèse pour lui plus lourd que les obstacles pratiques liés à son handicap.

Réaction du Transgender Netwerk Nederland

Le Transgender Netwerk Nederland, l'organisation néerlandaise de défense des droits des personnes trans, a souligné à la suite de ce récit que la détransition n'équivaut pas automatiquement à du regret, et que des facteurs externes comme la discrimination ou les convictions religieuses peuvent jouer un rôle dans la décision de revenir en arrière. L'organisation nuance ainsi l'interprétation du récit, sans en contredire le fond : pour Gundolf lui-même, il est acquis qu'après trente-cinq ans, il regrette des interventions qui ne peuvent plus être annulées.

Des étapes irréversibles

L'histoire de Gundolf illustre à nouveau un problème récurrent dans le débat sur la détransition : la détransition sociale reste en principe toujours possible, mais les interventions chirurgicales, elles, ne le sont pas. Si un traitement hormonal peut être en partie réversible, les conséquences des opérations demeurent, elles, permanentes. Pour les personnes qui, après des années voire des décennies, finissent par éprouver des regrets, cela signifie souvent qu'elles doivent apprendre à vivre avec un corps qui ne peut plus être ramené à son état initial — aussi convaincante que soit, à ce moment-là, l'envie de revenir en arrière. C'est précisément cette irréversibilité qui explique pourquoi des récits comme celui de Gundolf, aussi individuels soient-ils, restent pertinents pour le débat plus large sur la prudence et le suivi des soins entourant la transition de genre.


Source : NH Nieuws — « Gundolf (67) a regretté sa transition vers la féminité et célèbre son identité masculine par un baptême ».

Edward Jansen

Edward Jansen

Rédaction

Questions fréquentes

Qui est Gundolf et quelle est son histoire ?

Gundolf est un chrétien évangélique de 67 ans originaire de Zandvoort, qui a entamé sa transition à trente ans et a vécu ensuite 35 ans en tant que femme (Cecilia), avant de décider de renouer avec son identité masculine.

Pourquoi le baptême a-t-il eu lieu dans un jacuzzi ?

Parce que Gundolf est dépendant d'un fauteuil roulant en raison d'une sclérose en plaques, le baptême ne pouvait pas se dérouler dans des fonts baptismaux traditionnels ; le centre de quartier Pluspunt a proposé un jacuzzi comme alternative.

Que dit le Transgender Netwerk Nederland à propos de ce récit ?

L'organisation souligne que la détransition n'équivaut pas toujours à du regret, et que des facteurs comme la discrimination ou les convictions religieuses peuvent jouer un rôle dans la décision de revenir en arrière.