18 juillet 2026
Un professeur de l'Amsterdam UMC dans Wynia's Week : l'idéologie remplace la science dans les soins de genre néerlandais
Le professeur Armand Girbes (Amsterdam UMC) publie dans Wynia's Week une analyse sévère du Dutch Protocol : trois décennies de recherche n'ont produit aucune évidence fiable, et le Gezondheidsraad ignore les critiques internationales. Le plaidoyer d'un initié médical pourrait marquer un tournant dans le débat néerlandais.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéArmand Girbes, professeur de médecine de soins intensifs à l'Amsterdam UMC, a publié le 14 juillet 2026 dans Wynia's Week une analyse approfondie des fondements scientifiques du Dutch Protocol — le modèle de traitement développé aux Pays-Bas pour les jeunes en dysphorie de genre. Sa conclusion est glaçante : trois décennies de recherche n'ont produit aucune preuve fiable, et dans la pratique, les convictions politiques et idéologiques pèsent plus lourd que les preuves scientifiques.
Trente ans de recherche, aucune preuve fiable
Girbes renvoie à une analyse évaluée par les pairs de McDeavitt & Cohn (2026), qui conclut que trois décennies de recherche sur le Dutch Protocol ont produit des résultats peu fiables. Selon cette analyse, les chercheurs présentent systématiquement leurs propres résultats de façon plus positive que ce que les données justifient, minimisent les risques et ignorent les revues systématiques de parties indépendantes. La Cass Review (2024), la vaste évaluation indépendante britannique, avait déjà établi que les preuves scientifiques en faveur des bloqueurs de puberté combinés à des hormones croisées sont « étonnamment faibles ». Des pays comme le Royaume-Uni, la Suède, la Finlande et la Norvège ont, sur la base de ces mêmes constats, désormais restreint ou interdit les soins de genre pour mineurs.
Gezondheidsraad : une confirmation institutionnelle plutôt qu'une ouverture scientifique
Girbes dirige aussi sa critique vers l'avis publié le 30 juin 2026 par le Gezondheidsraad. Bien que le conseil reconnaisse l'insuffisance des recherches sur les effets à long terme des bloqueurs de puberté sur la cognition et la fertilité, il n'a vu aucune raison de revoir la pratique néerlandaise. Girbes qualifie cela d'autoconfirmation institutionnelle : les critiques internationales sont constatées, mais non sérieusement pesées. Détail marquant de l'analyse : Girbes mentionne qu'un jeune traité est décédé des suites de complications chirurgicales — un fait rarement évoqué dans le débat public.
Politique et secteur des soins
Girbes constate que des partis politiques comme le D66, le CDA et le VVD soutiennent implicitement la poursuite de la pratique actuelle, alors même que son fondement scientifique s'est effondré. Le fossé entre le revirement international des politiques et le maintien du statu quo néerlandais s'explique ainsi en partie politiquement. En tant que professeur à l'Amsterdam UMC — l'institut qui a lui-même contribué à développer le Dutch Protocol —, sa position est remarquable. L'analyse ajoute une voix purement médico-scientifique à un débat qui, aux Pays-Bas, a jusqu'ici surtout été mené sur un plan politique ou philosophique.
Source :
- Girbes, Armand. « In de Nederlandse transgenderzorg wegen politieke en ideologische overtuigingen zwaarder dan wetenschappelijk bewijs – en dat is medisch erg riskant. » 14 juillet 2026. wyniasweek.nl
Transregret


