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21 août 2026

Deux tiers des Néerlandais veulent une politique plus prudente sur les soins de genre pour mineurs

Un sondage représentatif de Peil.nl mené auprès de 4 179 Néerlandais révèle que deux tiers de la population souhaitent une approche plus restrictive concernant les bloqueurs de puberté et l'hormonothérapie chez les mineurs en dysphorie de genre. Cette majorité transcende les clivages politiques, y compris à gauche. Les résultats contredisent un avis récent du Conseil de santé néerlandais, qui défendait globalement la politique actuelle.

Deux tiers des Néerlandais veulent une politique plus prudente sur les soins de genre pour mineurs

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?

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Un sondage représentatif de l'institut néerlandais Peil.nl, réalisé par l'opinioniste Maurice de Hond et publié le 11 août 2026, révèle que deux tiers de la population néerlandaise souhaitent une politique plus restrictive concernant les bloqueurs de puberté et l'hormonothérapie croisée chez les mineurs souffrant de dysphorie de genre. L'enquête portait sur un échantillon de 4 179 personnes représentatif de la population adulte des Pays-Bas.

Les principaux résultats du sondage

Les participants ont répondu à six questions portant notamment sur la fiabilité du diagnostic de dysphorie de genre et sur l'opportunité pour les Pays-Bas de s'aligner sur la politique d'autres pays. Les résultats sont remarquablement convergents :

  • Deux tiers des Néerlandais estiment que l'approche actuelle concernant les interventions médicales irréversibles chez les mineurs doit devenir plus prudente.
  • Seulement 5 % des répondants considèrent les bloqueurs de puberté comme un choix approprié.
  • 47 % estiment que les parents doivent avoir le droit de refuser le consentement à une hormonothérapie ou à un blocage de la puberté pour leur enfant mineur.
  • Fait notable : même parmi les électeurs de partis de gauche, une majorité se prononce en faveur d'un encadrement plus strict.

La question du consentement parental revêt une importance juridique particulière. En droit néerlandais actuel, l'opposition des parents peut être écartée pour les jeunes de 12 ans et plus — une disposition sans équivalent direct en droit belge.

Un désaveu du Conseil de santé néerlandais

Ce sondage a été réalisé six semaines après la publication, le 30 juin 2026, d'un avis du Gezondheidsraad — le Conseil de santé néerlandais, organe consultatif scientifique indépendant du gouvernement. Cet avis concluait que la prise en charge de la dysphorie de genre chez les jeunes aux Pays-Bas était bien organisée et ne nécessitait pas de révision fondamentale. Il reconnaissait néanmoins l'absence de données probantes sur les effets à long terme des bloqueurs de puberté et des hormones, ainsi que sur le regret et la détransition.

Des critiques ont immédiatement relevé que le Conseil ignorait ainsi les évolutions internationales. La revue britannique Cass Review (2024) a conclu que les preuves scientifiques en faveur du blocage pubertaire chez les jeunes présentant une dysphorie de genre sont remarquablement faibles. La Suède, la Finlande, le Danemark et le Royaume-Uni ont depuis lors fortement restreint la prescription de bloqueurs de puberté ou l'ont soumise à des protocoles de recherche stricts. Les Pays-Bas maintiennent le Dutch Protocol — l'approche qui a longtemps servi de modèle mondial, mais dont la population initiale d'étude diffère fondamentalement des patients pris en charge aujourd'hui.

Les parlementaires néerlandais Diederik van Dijk (SGP) et Miriam Bikker (ChristenUnie) avaient déjà posé des questions au Parlement sur l'indépendance de la commission du Conseil de santé, évoquant un possible conflit d'intérêts pour la moitié de ses membres. Les résultats du sondage montrent que la population néerlandaise ne partage pas les conclusions du Conseil. Il reste à savoir si le gouvernement en tiendra compte.


Source :

  • transspijt.nl. "Twee derde Nederlanders wil terughoudender beleid genderzorg jongeren — peiling Peil.nl". transspijt.nl