2 septembre 2026
Dix-huit ans, deux semaines d'hormones et déjà le doute
Un jeune homme de dix-huit ans a commencé des injections d'œstrogènes deux mois à peine après ses premiers questionnements sur son identité de genre, pour voir sa certitude vaciller moins de deux semaines plus tard. La psychologue Sarah Mittermaier identifie deux schémas préoccupants : la détresse corporelle est apparue après l'idée d'être transgenre, et non avant, et l'auto-surveillance permanente rend le ressenti moins fiable. Ce témoignage illustre les risques d'une médicalisation précipitée.
Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéPublié à l'origine sur notre site partenaire néerlandais transspijt.nl, le témoignage d'un jeune homme de dix-huit ans, né de sexe masculin, circule désormais comme illustration de la rapidité avec laquelle une transition peut se retourner. Sur un forum en ligne pour les personnes qui s'interrogent sur leur identité de genre, il a décrit comment, deux mois après avoir ressenti pour la première fois la conviction d'être une fille, il avait déjà commencé des injections d'œstrogènes — pour voir cette certitude vaciller moins de deux semaines plus tard. Lors d'une promenade, il se sentit soudainement davantage garçon, et la joie intense ressentie auparavant — devant du maquillage, à l'idée d'un prénom féminin — s'était dissipée. La psychologue Sarah Mittermaier, autrice de la newsletter Substack gender:hacked consacrée à une analyse critique des soins de genre, a disséqué ce témoignage et mis en évidence les schémas sous-jacents.
D'abord l'idée, ensuite la dysphorie
Mittermaier observe que chez ce jeune homme, la détresse corporelle n'est apparue qu'après l'idée d'être transgenre — et non avant. Dans les commentaires sous sa propre publication, il expliquait qu'il n'avait commencé à remarquer tout ce qui lui semblait masculin — la ligne de mâchoire, la cage thoracique, les arcades sourcilières — qu'une fois la pensée "je suis peut-être trans" déjà présente. Cette séquence est, selon Mittermaier, révélatrice : lorsque l'inconfort corporel suit une pensée identitaire plutôt qu'il n'en est le point de départ, cela indique davantage un processus psychologique qu'une dysphorie de genre précoce.
Une auto-surveillance permanente
Un deuxième schéma identifié par Mittermaier est l'auto-observation constante : à chaque instant de la journée, le jeune homme évaluait le degré de féminité ou de masculinité de son ressenti — comme lors de cette promenade où la sensation a brusquement basculé vers davantage garçon. Cette mesure intérieure continue rend le ressenti moins fiable, et non plus fiable : celui qui cherche en permanence des signaux finit par en trouver là où il n'y en a pas.
Du doute aux hormones en deux mois
Ce qui frappe particulièrement Mittermaier, c'est la rapidité. Deux mois après le premier doute, le jeune homme avait déjà commencé l'œstrogénothérapie — et c'est seulement après le début du traitement que le ressenti s'est inversé. Elle avance la possibilité que les œstrogènes aient temporairement réduit la libido et, avec elle, la motivation vers la transition, ou que la représentation fantasmée de celle-ci ait procuré davantage de satisfaction que sa réalité concrète. C'est précisément le scénario que dénoncent les critiques de la médicalisation rapide des jeunes : une démarche médicale irréversible — ou du moins partiellement irréversible — est engagée quelques semaines à peine après l'émergence du questionnement, sans que le ressenti ait pu être évalué dans la durée.
Questions fréquentes
Ce témoignage est-il représentatif des jeunes qui commencent un traitement hormonal ?
Il s'agit d'un récit individuel, non d'une étude. Mais les schémas décrits par Mittermaier — une détresse corporelle apparaissant après l'idée identitaire, un passage rapide aux hormones, puis un doute survenant peu après — se retrouvent, selon des cliniciens critiques de l'approche affirmationniste, dans d'autres témoignages similaires.
Que signifie la séquence des symptômes selon Mittermaier ?
Elle distingue l'inconfort corporel qui existait avant qu'une personne se sente transgenre de la détresse qui n'apparaît qu'après l'émergence de cette pensée identitaire. Dans ce récit, l'aversion pour les caractères corporels masculins n'est apparue qu'une fois la pensée "je suis peut-être une fille" déjà présente.
Pourquoi débuter rapidement un traitement hormonal est-il controversé ?
Les œstrogènes et la testostérone ont des effets physiologiques qui ne sont pas toujours entièrement réversibles. Ce témoignage illustre que la conviction sous-jacente peut se retourner en quelques semaines seulement.
Source :
- transspijt.nl. "Achttien, twee weken hormonen, en de zekerheid is alweer weg". transspijt.nl
- Sarah Mittermaier. "I was so sure I was a girl — before I actually tried it". gender:hacked (Substack)
Source : transspijt.nl — https://transspijt.nl/artikelen/twijfel-na-twee-weken-hormonen/
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