29 août 2026
Pays-Bas : deux tiers des citoyens souhaitent plus de prudence dans les soins de genre pour les mineurs
Un sondage de l'institut Peil.nl mené auprès de 4 179 Néerlandais révèle que 65 % de la population souhaitent une approche plus restrictive concernant les bloqueurs de puberté et les hormones chez les mineurs souffrant de dysphorie de genre. Seulement 5 % privilégient la voie médicale et 19 % estiment que les médecins peuvent prédire de manière fiable si le désir de transition d'un enfant est durable. Ces résultats contrastent avec l'avis récent du Conseil néerlandais de la santé, mais s'inscrivent dans la tendance internationale observée au Royaume-Uni, en Suède, en Finlande et en Norvège.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéUn sondage d'opinion réalisé par l'institut de recherche néerlandais Peil.nl, publié le 11 août 2026, indique qu'une large majorité de la population néerlandaise souhaite davantage de prudence dans le recours aux bloqueurs de puberté et aux hormones sexuelles pour les enfants présentant une dysphorie de genre. L'enquête, menée auprès de 4 179 répondants, a été réalisée à la suite d'une tribune publiée dans le quotidien Trouw.
Résultats : un scepticisme marqué envers la médicalisation
Le sondage portait sur six questions relatives à la prise en charge médicale des mineurs souffrant de dysphorie de genre. Les résultats sont remarquablement convergents :
- 65 % des sondés souhaitent que les Pays-Bas suivent l'exemple des États-Unis, du Royaume-Uni, de la Suède et de la Finlande, en adoptant une approche plus restrictive concernant les bloqueurs de puberté et les hormones chez les enfants.
- 75 % préfèrent une prise en charge psychologique lorsque des enfants présentant une dysphorie de genre — souvent associée à de l'autisme, une dépression ou un trauma — demandent de l'aide. Seulement 5 % optent alors pour la voie médicale avec des bloqueurs de puberté.
- Seulement 19 % estiment que les médecins sont en mesure de prédire de façon fiable si le désir de transition d'un enfant est durable.
Contexte : entre l'avis du Conseil de la santé et les révisions internationales
Ces résultats sont d'autant plus notables qu'ils interviennent peu après un avis officiel allant dans le sens contraire. Le 30 juin 2026, le Conseil néerlandais de la santé (Gezondheidsraad), organe consultatif scientifique indépendant du gouvernement néerlandais, a publié un rapport estimant que les soins de genre pour les jeunes étaient suffisamment encadrés et ne nécessitaient pas d'être remis en cause. Ce rapport affirmait en outre que les hormones de confirmation de genre amélioraient la santé mentale des jeunes patients.
Cette conclusion tranche avec l'évolution observée dans plusieurs pays européens. À la suite d'évaluations critiques — dont la Cass Review britannique — le Royaume-Uni, la Suède, la Finlande et la Norvège ont fortement restreint, voire totalement suspendu, l'administration de bloqueurs de puberté aux mineurs dans le cadre des soins courants. Les Pays-Bas maintiennent pour l'heure une politique différente, mais l'opinion publique néerlandaise semble se situer davantage dans la ligne de ces révisions internationales que dans celle de l'avis officiel du Conseil de la santé.
La demande d'un bilan psychologique approfondi avant toute médicalisation rejoint les recommandations formulées depuis des années par des chercheurs critiques, ainsi que les préoccupations documentées dans le dossier dit du Dutch Protocol.
Source :
- transspijt.nl. "Twee derde van de Nederlanders wil terughoudender genderzorgbeleid voor kinderen". transspijt.nl
Source : transspijt.nl — https://transspijt.nl/artikelen/peil-nl-twee-derde-nederlanders-genderzorg-minderjarigen-2026/
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