3 septembre 2026
Étude NIH à 9,7 M$ : les bloqueurs de puberté n'améliorent pas la santé mentale des jeunes
Une étude américaine de neuf ans, financée à hauteur de 9,7 millions de dollars par les NIH, révèle que les bloqueurs de puberté n'apportent aucune amélioration mesurable de la santé mentale des jeunes après deux ans de traitement. La chercheuse principale avait délibérément retenu ses résultats, craignant qu'ils ne soient exploités dans le débat politique. Des sénateurs américains réclament désormais des comptes à l'institution.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéL'organisation américaine de surveillance juridique The Oversight Project a obtenu le rapport final interne d'une étude de neuf ans financée par les National Institutes of Health (NIH), l'agence fédérale américaine dédiée à la recherche en santé. Ce rapport — publié en exclusivité le 27 août 2026 par The Daily Signal — confirme ce que révélait déjà une publication évaluée par les pairs plus tôt cette année : les bloqueurs de puberté n'ont entraîné aucune amélioration mesurable de la santé mentale des participants après deux ans de traitement.
Résultats de l'étude : stabilité, mais aucun progrès
L'étude, intitulée The Impact of Early Medical Treatment in Transgender Youth, a été dirigée par la Dr Johanna Olson-Kennedy du Children's Hospital de Los Angeles. Elle a été financée par le Eunice Kennedy Shriver National Institute of Child Health and Human Development (NICHD), une subdivision des NIH, à hauteur de 9,7 millions de dollars sur neuf ans. L'étude a porté sur 94 jeunes âgés de 8 à 16 ans (âge moyen : 11,2 ans), dont 86 % se trouvaient en début de puberté.
Le rapport final indique : «Over 2 years of medical intervention that started with blockers, mental health remained relatively stable and was on par with the population at large.» Les symptômes dépressifs, le fonctionnement émotionnel et les résultats comportementaux n'ont pas évolué de manière significative durant l'ensemble de la période de suivi de 24 mois. La santé mentale des participants était comparable à celle de leurs pairs dans la population générale — mais ne s'est pas améliorée. Les chercheurs ont par ailleurs identifié des risques pour la densité osseuse et la santé cardiovasculaire chez les participants ayant également reçu des hormones du sexe opposé.
Résultats retenus pendant des années — le Sénat américain réclame des comptes
La Dr Olson-Kennedy avait délibérément renoncé à publier ses résultats. Elle a expliqué au New York Times ne pas vouloir que l'étude soit «weaponized» — c'est-à-dire exploitée par les critiques des soins de genre pour mineurs dans des procédures judiciaires ou des débats de politique publique. Un preprint n'a été déposé sur medRxiv qu'en mai 2025 ; une version évaluée par les pairs est depuis lors disponible sur PubMed.
La publication par The Daily Signal a immédiatement déclenché une réaction au Sénat américain. Les sénateurs Bill Cassidy, Tommy Tuberville, Ted Cruz, James Lankford, Markwayne Mullin et Mike Lee ont adressé une lettre aux NIH, exigeant que l'institution rende des comptes pour ce qu'ils qualifient de rétention délibérée de résultats scientifiques à des fins idéologiques.
Ces conclusions rejoignent celles du Cass Review britannique (2024), qui avait jugé les preuves de l'efficacité des bloqueurs de puberté «remarquablement faibles». Aux États-Unis, ce traitement a été présenté pendant des années comme un «traitement salvateur» — une affirmation désormais contredite par la propre étude financée à hauteur de plusieurs millions de dollars par les autorités fédérales.
Sources :
- transspijt.nl. "NIH-studie van $9,7 miljoen: puberteitsblokkeerders verbeteren geestelijke gezondheid jongeren niet". transspijt.nl
- Lucas, Fred. «EXCLUSIVE: NIH-Funded Study Finds Puberty Blockers Failed to Improve Youth Mental Health.» The Daily Signal, 27 août 2026. dailysignal.com
- Olson-Kennedy et al. «Mental and Emotional Health of Youth after 24 months of Gender-Affirming Medical Care Initiated with Pubertal Suppression.» medRxiv / PubMed, mai 2025.
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