31 août 2026
Pays-Bas : 65 % des sondés souhaitent plus de prudence dans les soins de genre pour les mineurs
Un sondage représentatif mené auprès de 4 179 Néerlandais révèle que 65 % souhaitent davantage de prudence dans les soins de genre pour les mineurs, et que 75 % préfèrent une prise en charge psychologique à un traitement médical. Ces résultats contrastent nettement avec l'avis publié fin juin 2026 par le Conseil de santé des Pays-Bas, qui maintient le protocole néerlandais en vigueur.

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Contactez-nous en toute confidentialitéLes Pays-Bas ont longtemps fait figure de pionniers en matière d'interventions médicales sur les jeunes souffrant de dysphorie de genre. Un nouveau sondage révèle pourtant qu'une large majorité de la population souhaite un changement de cap — tandis que les instances politiques et scientifiques maintiennent le protocole en vigueur. Ces résultats méritent l'attention au-delà des frontières néerlandaises, y compris en Belgique, où le débat sur les soins de genre pédiatriques est tout aussi présent.
Les résultats du sondage
Le 11 août 2026, le sondeur Maurice de Hond a publié les résultats d'une enquête d'opinion réalisée via sa plateforme Peil.nl, auprès de 4 179 Néerlandais sélectionnés de manière représentative. L'enquête s'appuyait sur une tribune parue le 25 juin 2026 dans le quotidien néerlandais Trouw, cosignée notamment par Pieter Omtzigt, le médecin intensiviste Armand Girbes, Dorine Sellenraad et Geert-Jan Edelenbosch. Ces signataires appelaient à davantage de prudence dans les interventions médicales auprès des mineurs présentant une dysphorie de genre, dans le sillage des évolutions observées à l'international.
Les six questions posées ont produit des résultats remarquablement convergents :
- Près des deux tiers (65 %) souhaitent que les Pays-Bas adoptent une approche plus prudente concernant les bloqueurs de puberté et les hormones chez les enfants, à l'instar des États-Unis, du Royaume-Uni, de la Suède et de la Finlande.
- Seulement 19 % estiment que les médecins peuvent prédire de manière fiable si le désir de transition d'un enfant est durable.
- Pour les enfants souffrant de dysphorie de genre — qui présentent souvent aussi de l'autisme, une dépression ou un traumatisme — 75 % optent pour une prise en charge psychologique ; seulement 5 % soutiennent la voie médicale avec des bloqueurs de puberté.
- Près de la moitié (47 %) considère que les parents doivent avoir le droit de refuser les bloqueurs de puberté ou les hormones pour leur enfant mineur.
Il est notable que cette préférence pour la prudence ne se limite pas aux électeurs conservateurs ou religieux. Parmi les sympathisants de partis de gauche également, cette position était majoritaire, ce qui traduit un large consensus sociétal traversant l'ensemble du spectre politique.
L'écart entre opinion publique et politique officielle
Ce sondage s'inscrit dans un contexte particulièrement révélateur. Fin juin 2026, le Conseil de santé des Pays-Bas — principale instance consultative scientifique du gouvernement néerlandais — a rendu son avis très attendu sur les soins transgenres pour les jeunes. Sa conclusion : les soins néerlandais sont organisés de manière rigoureuse, avec un parcours de diagnostics approfondis et d'exploration identitaire précédant tout traitement hormonal ou par bloqueurs de puberté. Le Conseil n'a pas trouvé, dans les données disponibles — admises comme limitées —, de motif suffisant pour suspendre ces traitements. Seuls le SGP et le ChristenUnie (partis protestants de droite aux Pays-Bas) ont réagi de façon critique ; les organisations pro-transgenres telles que Transvisie et Transgender Netwerk ont exprimé leur satisfaction.
L'organisation internationale de recherche Genspect a relevé fin août 2026 que la quasi-totalité des partis politiques néerlandais, à l'exception du FvD, continue de soutenir ce que l'on appelle le Dutch Protocol (protocole néerlandais de soins de genre), tandis que l'opinion publique évolue clairement dans une autre direction. Genspect parle d'un fossé que La Haye refuse de reconnaître.
À l'échelle internationale, l'évolution est nette. Le Royaume-Uni a revu sa politique à la suite de la Cass Review indépendante, qui a conclu que les preuves en faveur des bloqueurs de puberté chez les jeunes souffrant de dysphorie de genre sont remarquablement insuffisantes. La Suède et la Finlande ont déjà restreint les soins de genre pour mineurs aux cas exceptionnels. Aux Pays-Bas, la ligne officielle reste inchangée — en dépit de ce que la population exprime vouloir.
Sources :
- Maurice de Hond. « Soins de genre pour les mineurs : une enquête d'opinion. » 11 août 2026. maurice.nl
- Genspect. "NETHERLANDS: The Gap That The Hague prefers to ignore." Août 2026. genspect.substack.com
- transspijt.nl. « Peil.nl : 65 % des Néerlandais souhaitent une politique plus prudente en matière de soins de genre pour les mineurs ». transspijt.nl
Source : transspijt.nl — https://transspijt.nl/artikelen/peilnl-65-procent-nederlanders-voorzichtiger-genderzorg-2026/
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