1 janvier 2025
Regret de transition et détransition : signification et incertitudes — analyse de SEGM
La Society for Evidence-based Gender Medicine (SEGM) a publié une analyse approfondie des notions de regret de transition et de détransition : ce que les études mesurent réellement, pourquoi les chiffres divergent autant et quelle est la véritable incertitude entourant ce phénomène.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéLa Society for Evidence-based Gender Medicine (SEGM) a publié une analyse approfondie des notions de regret de transition et de détransition. Ce texte est l'une des analyses les plus nuancées disponibles sur les raisons pour lesquelles la recherche sur ce sujet est si difficile à interpréter.
Le problème de définition
SEGM identifie comme problème central le fait que les chercheurs mesurent des choses différentes :
- Arrêt des hormones — tous ceux qui arrêtent n'ont pas de regrets ; certains arrêtent pour des raisons médicales
- Retour au sexe de naissance — certains arrêtent les hormones mais continuent à s'identifier comme transgenres
- Changement officiel de sexe à l'état civil — un sous-ensemble de ceux qui arrêtent les hormones
- Déclaration subjective de regret — le résultat le plus direct mais le plus rarement mesuré
Pourquoi la durée de suivi est cruciale
SEGM pointe un problème structurel : les études avec un suivi plus court rapportent systématiquement des taux de regret et de détransition plus faibles. Pour les jeunes traités à l'adolescence, la prise de conscience du regret peut n'apparaître qu'à vingt, vingt-cinq ou trente ans.
Ce que conclut SEGM
SEGM conclut que l'ampleur réelle du regret de transition et de la détransition est plus importante que ne le suggèrent les études les plus citées — mais son ampleur exacte reste incertaine. Cette incertitude constitue en elle-même une observation cliniquement pertinente.
Sources :
Transregret



