analyse

1 janvier 2024

Suzanne Moore quitte The Guardian : une chroniqueuse qui n'était plus chez elle

En 2020, Suzanne Moore a quitté The Guardian sous la pression interne liée à ses opinions gender-critiques. Son départ illustre le rétrécissement de l'espace accordé à l'expression gender-critique dans les médias progressistes.

Suzanne Moore quitte The Guardian : une chroniqueuse qui n'était plus chez elle

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Suzanne Moore a été pendant des années l'une des chroniqueuses progressistes les plus lues au Royaume-Uni — une féministe de gauche qui écrivait aussi pour The New Statesman, The Independent et le Mail on Sunday. En novembre 2020, elle a quitté The Guardian, le journal progressiste pour lequel elle travaillait depuis des années.

Ce qui a précédé

Moore avait publié à plusieurs reprises des articles gender-critiques — des textes affirmant que le sexe biologique n'est pas modifiable et que les droits des femmes reposent sur le sexe biologique. Ces articles ont suscité des plaintes internes de la part de journalistes collègues au sein de The Guardian.

En 2020, plus de 300 employés du Guardian ont signé une lettre ouverte affirmant que les articles de Moore créaient un « environnement dangereux » pour les employés transgenres. The Guardian a publié la lettre. Moore est partie peu après.

Sa déclaration

Dans sa déclaration, Moore a écrit qu'elle quittait The Guardian parce que le journal ne l'avait pas soutenue. Elle a décrit la situation comme celle où une lettre collective de collègues avait été utilisée pour réduire au silence une chroniqueuse expérimentée — et où le journal avait facilité cela au lieu de défendre l'indépendance rédactionnelle.

La signification plus large

Le départ de Moore de The Guardian est représentatif d'une tendance plus large : des chroniqueurs et journalistes gender-critiques ont perdu leurs tribunes au sein des médias progressistes. Cela déplace l'équilibre du débat public vers une dominance pro-transition dans les médias progressistes.

Voir aussi : Jesse Singal sur l'annulation (cancel culture) et le cadrage médiatique des opinions gender-critiques.


Sources :