21 décembre 2022
Le Café Laïque de Bruxelles vandalisé lors d'une conférence de Masson et Eliacheff
Le 15 décembre 2022, des militants masqués ont perturbé une conférence des psychanalystes françaises Céline Masson et Caroline Eliacheff au Café Laïque à Bruxelles. Le bâtiment a été tagué avec l'inscription « café raciste et transphobe » et des excréments d'animaux ont été répandus à l'intérieur. Cinquante universitaires — philosophes, historiens, psychanalystes — ont dénoncé cette action dans une lettre ouverte comme des « pratiques confinant au fascisme ».

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéLe , les psychanalystes françaises Céline Masson et Caroline Eliacheff (voir leur contribution ultérieure à l'analyse de la prise de position de l'ASPS et au rapport du Sénat français) ont donné une conférence au Café Laïque à Bruxelles. Le thème portait sur le transgenrisme et la médicalisation de la dysphorie de genre chez les mineurs. La soirée a été perturbée par des militants masqués. Le lendemain, les fondatrices ont dû nettoyer les lieux.
Ce qui s'est passé
- À l'extérieur : la façade du Café Laïque a été tagguée avec l'inscription « café raciste et transphobe ».
- À l'intérieur : des militants ont répandu des excréments d'animaux dans la salle.
- Pression sur les organisatrices : pendant la soirée, des tentatives ont été faites pour bloquer la rencontre.
Qui est Café Laïque
Café Laïque est un espace bruxellois dédié à la liberté d'expression, fondé par les anthropologues Florence Bergeaud-Blackler et Fadila Maaroufi. Le lieu a accueilli à plusieurs reprises des discussions sur les positions critiques envers le genre, la laïcité et la critique de l'extrémisme religieux. Deux ans plus tard, en octobre 2024, une conférence prévue de Marguerite Stern et Dora Moutot dans ce même café a été annulée après des menaces de mort.
Réaction de cinquante universitaires
Dans la semaine qui a suivi l'incident, cinquante universitaires — philosophes, historiens, psychanalystes et autres chercheurs — ont publié une lettre ouverte dans L'Express. Ils n'ont pas qualifié cette perturbation de simple action de protestation, mais de « pratiques confinant au fascisme ». Les signataires pointent trois éléments qu'ils jugent préoccupants :
- le recours à la violence contre des intervenants comme moyen politique accepté ;
- l'endoctrinement idéologique des jeunes ;
- des schémas totalitaires où les opinions divergentes ne sont plus combattues par le débat, mais par l'intimidation.
Ils ont appelé les gouvernements européens à lutter activement contre la violence envers les intervenants et les organisateurs, et ont exprimé leur solidarité avec Masson, Eliacheff et l'équipe du Café Laïque.
Sources :
- L'Express. Lettre ouverte de cinquante universitaires. 19 décembre 2022.
- Cry for Recognition. Publication en néerlandais.
Transregret





