analyse

1 janvier 2024

Pédopsychiatrie et dysphorie de genre aux Pays-Bas : listes d'attente, traitement et capacité

Aux Pays-Bas, les listes d'attente en pédopsychiatrie sont longues — parfois deux à trois ans pour un premier entretien. Parallèlement, la demande de soins de genre a augmenté. Certaines familles optent pour la voie des soins de genre comme moyen plus rapide d'obtenir de l'aide, ce qui soulève la question de savoir si la dysphorie de genre chez les jeunes est suffisamment distinguée des autres troubles psychiatriques qui devraient être prioritaires.

Pédopsychiatrie et dysphorie de genre aux Pays-Bas : listes d'attente, traitement et capacité

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La pédopsychiatrie néerlandaise est sous pression : les listes d'attente sont longues, la capacité est limitée et la demande augmente. Parallèlement, la demande de soins de genre chez les jeunes s'est accrue. Cela crée une situation complexe pour les familles et les cliniciens.

Le problème des listes d'attente

Aux Pays-Bas, les jeunes présentant des troubles psychiques attendent en moyenne des mois, parfois des années, avant un premier entretien dans un établissement pédopsychiatrique spécialisé. Les jeunes atteints de dysphorie de genre inscrits également auprès des cliniques de genre VUmc et UMCG connaissent des délais d'attente comparables, voire plus longs.

L'interaction avec la dysphorie de genre

Les jeunes souffrant de troubles psychiques qui présentent une dysphorie de genre peuvent se retrouver dans une zone grise : la pédopsychiatrie les oriente vers la clinique de genre ; la clinique de genre constate des troubles psychiques et les renvoie vers la pédopsychiatrie ; le jeune tombe entre deux chaises.

La recommandation de la Cass Review pour les Pays-Bas

La Cass Review a recommandé que les soins de genre et la pédopsychiatrie collaborent davantage — et que les troubles psychiques comorbides soient évalués et traités dans le cadre du parcours de soins de genre, et non comme une file d'attente séparée.


Sources :