1 mai 2017
Paul McHugh et Johns Hopkins : chirurgie de genre arrêtée en 1979, relancée en 2017
Johns Hopkins University Hospital fut, dans les années 1960, le premier hôpital universitaire américain à pratiquer la chirurgie de genre. En 1979, le psychiatre Paul McHugh a fermé le programme après une étude de suivi qu'il considérait comme la preuve que la chirurgie ne résolvait pas les problèmes psychiques. Près de quarante ans plus tard, Johns Hopkins a relancé le programme en 2017 — une décision qui illustre les tensions scientifiques et éthiques du domaine.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéJohns Hopkins University Hospital a joué un rôle pionnier dans l'histoire américaine des soins de genre : dans les années 1960, c'était le premier établissement universitaire des États-Unis à pratiquer la chirurgie de genre. En 1979, le psychiatre Paul McHugh, alors chef du service de psychiatrie, décida de fermer le programme. En 2017, Johns Hopkins l'a relancé.
Paul McHugh et la fermeture de 1979
McHugh a fondé sa décision en partie sur une étude de suivi (Jon Meyer, 1979) qui examinait comment se portaient les patients après une chirurgie de genre. L'étude a conclu que ces patients ne fonctionnaient pas significativement mieux, selon des mesures psychologiques, que des patients comparables n'ayant pas subi de chirurgie.
McHugh considérait la dysphorie de genre comme un trouble psychiatrique nécessitant un traitement psychiatrique — et non chirurgical.
La relance en 2017
En mai 2017, Johns Hopkins a relancé son programme de genre sous la pression de changements académiques et sociétaux. Cette relance illustrait le glissement plus large au sein de l'establishment médical universitaire : d'un modèle psychiatrique vers un modèle « gender-affirming ».
Importance pour le débat
L'histoire de Johns Hopkins est représentative du débat cyclique sur la prise en charge médicale de la dysphorie de genre. Avec la Cass Review (2024) et les changements de politique en Suède, au Danemark, en Finlande et au Royaume-Uni, la question des fondements scientifiques de la chirurgie de genre redevient d'actualité.
Sources :
Transregret





