1 janvier 2020
Walt Heyer : la voix la plus ancienne du mouvement de la détransition
Walt Heyer est l'une des voix publiques les plus anciennes du mouvement de la détransition. Il a transitionné dans les années 1980 et a vécu pendant des années en tant que femme transgenre, avant de détransitionner dans les années 1990 après une conversion religieuse et la découverte de son trouble dissociatif.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéWalt Heyer est l'une des toutes premières voix publiques de la détransition aux États-Unis. Il a subi une opération de conversion sexuelle en 1983 et a vécu pendant des années en tant que femme transgenre. En 1990, il est revenu à son identité masculine — un processus qu'il relie à sa conversion religieuse et à son diagnostic de trouble dissociatif de l'identité.
SexChangeRegret.com
Heyer gère le site SexChangeRegret.com, l'une des premières et des plus connues plateformes pour détransitionneurs sur internet. Le site rassemble des témoignages de personnes regrettant leur traitement de genre et propose des informations sur les alternatives.
Le site constitue une référence pour de nombreux détransitionneurs et est cité dans les médias et dans des contextes politiques. Il est toutefois aussi critiqué pour son approche religieuse, qui n'est pas universellement partagée.
Ses livres
Heyer a publié plusieurs livres sur son expérience et sur la question plus large du traitement de genre, notamment Paper Genders et Gender, Lies and Suicide. Il se concentre sur le lien entre troubles psychiques et dysphorie de genre — et soutient que traiter le trouble sous-jacent est plus efficace qu'un traitement de genre.
Sa position dans le débat
La perspective religieuse de Heyer le distingue de détransitionneurs plus jeunes comme Chloe Cole, Prisha Mosley et d'autres qui n'ont pas de motivation religieuse pour leur détransition. C'est important : dans le débat public, une critique des soins de genre motivée par la religion est reçue différemment d'une critique médicale séculière.
Heyer a néanmoins été l'un des premiers à démontrer que le regret lié au traitement de genre existait bel et bien — bien avant que le débat scientifique et politique ne le reconnaisse.
Sources :
Transregret






