5 novembre 2025
Fertilité perdue à cause de la transition
De nombreuses personnes qui entament une transition médicale à un jeune âge découvrent plus tard qu'elles sont infertiles. Les cliniques n'informent pas toujours proactivement à ce sujet.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéL'une des conséquences les plus lourdes mais les moins discutées de la transition médicale est la perte de fertilité. Pour les jeunes qui commencent une hormonothérapie à 16 ou 17 ans, il y a un risque élevé qu'ils ne puissent plus avoir d'enfants biologiques plus tard.
Comment la transition affecte la fertilité
Testostérone (transition FtM) : l'usage prolongé de testostérone supprime l'ovulation et peut endommager les ovocytes. Bien que les règles reviennent chez de nombreuses femmes après l'arrêt de la testostérone, la fertilité n'est pas garantie. Chez les jeunes qui commencent avant leurs premières ovulations, les ovocytes n'ont jamais complètement mûri.
Œstrogène + antiandrogènes (transition MtF) : l'usage prolongé d'antiandrogènes et d'œstrogène entraîne l'infertilité chez la plupart des personnes. Le nombre de spermatozoïdes chute fortement, et un usage prolongé peut provoquer une atrophie testiculaire.
Bloqueurs de puberté : les jeunes qui commencent les bloqueurs avant la puberté et enchaînent directement avec une hormonothérapie (ce que fait 98 %) n'ont jamais développé de spermatozoïdes ou d'ovocytes fertiles. La congélation avant le début du traitement est la seule option — mais elle n'est pas toujours proposée.
Ce que font (et omettent) les cliniques
Certaines cliniques proposent une préservation de la fertilité avant l'hormonothérapie. Mais ce n'est pas systématique dans tous les établissements néerlandais, et l'information à ce sujet n'est pas toujours communiquée activement — surtout pas aux jeunes et aux parents engagés dans un parcours rapide.
De plus, la congélation d'ovocytes ou de sperme est coûteuse (plusieurs milliers d'euros), invasive, et psychologiquement éprouvante pour un adolescent déjà en plein trouble.
Le regret lié à la fertilité
Les détransitionneurs et les personnes transgenres qui souhaitent plus tard avoir des enfants signalent régulièrement qu'ils n'ont pas été informés de manière adéquate du risque d'infertilité. Il s'agit d'une forme de violation du consentement éclairé qui a des conséquences directes sur le reste de leur vie.
Si vous ou quelqu'un de votre entourage envisage de commencer une transition médicale, demandez explicitement des informations sur la préservation de la fertilité. Vous avez le droit d'en être pleinement informé.
Sources : SEGM (2022). Fertility and Transgender Youth. — De Vries A.L.C. et al. (2011). JAACAP.
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