1 janvier 2024
Préserver sa fertilité avant un traitement de genre : options, coûts et questions éthiques
Avant un traitement lié au genre, les jeunes peuvent préserver leur fertilité par la conservation de sperme ou la congélation d'ovocytes. Mais ces procédures sont coûteuses et lourdes, pas partout remboursées, et sont loin d'être toujours bien expliquées.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéL'une des conséquences à long terme les plus graves du traitement lié au genre est la perte de fertilité. Les bloqueurs de puberté freinent la maturation des cellules reproductrices ; les hormones dites « cross-sex » suppriment le cycle hormonal ; la gonadectomie (ablation des ovaires ou des testicules) rend la fertilité impossible de manière permanente. Pour les détransitionneurs qui souhaitent avoir des enfants, il s'agit de l'une des pertes les plus douloureuses.
Possibilités de préservation
Pour les hommes biologiques qui souhaitent conserver du sperme avant traitement : la conservation de sperme est relativement simple et moins coûteuse que la congélation d'ovocytes. Mais chez les garçons qui reçoivent des bloqueurs de puberté avant la puberté, la production de sperme n'a pas encore commencé — il n'y a alors rien à conserver.
Pour les femmes biologiques qui souhaitent conserver des ovocytes avant traitement : la congélation d'ovocytes est une procédure invasive nécessitant une stimulation hormonale et une intervention chirurgicale. Elle est coûteuse (3 000 à 7 000 € ou plus aux Pays-Bas), éprouvante pour le corps, et exige un âge minimal ainsi qu'une maturation suffisante des ovaires.
Pourquoi ce sujet est loin d'être toujours abordé
Plusieurs études montrent que la préservation de la fertilité est loin d'être toujours proposée ou correctement discutée :
- Les cliniques ne le proposent pas systématiquement dans le cadre du processus de consentement éclairé.
- Les patients et les parents ne comprennent pas pleinement les conséquences sur la fertilité.
- Parler de fertilité suppose d'évoquer un avenir en tant que parent adulte — une notion abstraite pour un adolescent.
- Les coûts sont élevés et le remboursement n'est pas garanti.
Détransitionneurs et fertilité
Pour les détransitionneurs qui découvrent trop tard qu'ils ont perdu leur fertilité, c'est l'une des conséquences les plus durables et les plus douloureuses. Luka Hein — qui a subi une mastectomie à seize ans — s'interroge sur son avenir en tant que mère. Voir : Luka Hein : mastectomie à seize ans, vouloir devenir mère.
Voir aussi : infertilité après une opération de changement de genre et fertilité perdue à cause de la transition.
Sources :
Transregret






