Edward Jansen · 7 mars 2026
Après une opération de réassignation sexuelle : une dépendance médicamenteuse à vie
Une opération de réassignation sexuelle n'est pas une intervention ponctuelle. Elle marque le début d'une dépendance à vie aux médicaments hormonaux — avec tous les risques et conséquences pratiques que cela implique.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéUne opération génitale — comme une orchidectomie (ablation des testicules) ou une ovariectomie — est souvent présentée, dans les soins transgenres, comme une libération. Ce que beaucoup de gens ignorent ou ne comprennent pas suffisamment, c'est qu'une telle intervention entraîne aussi une dépendance médicale à vie. Dès l'instant où les glandes productrices d'hormones sexuelles sont retirées, le corps doit recevoir ces hormones artificiellement — pour toujours.
Pourquoi les hormones sont-elles indispensables ?
Les hormones sexuelles comme la testostérone et les œstrogènes remplissent bien plus de fonctions que la seule reproduction ou les caractéristiques physiques. Elles régulent la densité osseuse, le système cardiovasculaire, les fonctions cognitives, l'humeur et le métabolisme. Quiconque ne reçoit pas d'hormones de substitution après une opération encourt de sérieux risques :
- Ostéoporose : sans hormones, la densité osseuse diminue rapidement, ce qui entraîne des os fragiles et un risque accru de fractures.
- Maladies cardiovasculaires : une carence hormonale augmente le risque de maladies cardiovasculaires.
- Dépression et déclin cognitif : les hormones jouent un rôle crucial dans le fonctionnement cérébral et la santé mentale.
- Fatigue et perte musculaire : sans hormones, le corps ne peut pas bien fonctionner au niveau cellulaire.
À vie, sans interruption
Il n'y a pas de point final. Tant que la personne vit, l'hormonothérapie doit être poursuivie. Cela entraîne des conséquences pratiques qui ne sont souvent pleinement perçues qu'après coup :
- Des consultations médicales et des bilans sanguins réguliers sont obligatoires, pas optionnels.
- En cas de maladie, d'hospitalisation ou de voyage, le médicament doit toujours être disponible.
- Des pénuries de médicaments, des remboursements variables ou des changements dans le système de santé peuvent avoir des conséquences directes sur la santé.
- Avec l'âge et une autonomie réduite, la gestion de l'hormonothérapie devient plus compliquée.
Que se passe-t-il si vous arrêtez ?
Arrêter les hormones après l'ablation des glandes sexuelles n'est pas un choix neutre. Cela conduit à une carence hormonale (hypogonadisme), avec des conséquences physiques et psychiques considérables. Contrairement aux personnes qui n'ont jamais subi d'opération, le corps n'a plus de production propre sur laquelle se rabattre.
Pour les détransitionneurs qui regrettent leur opération, c'est l'une des réalités les plus douloureuses : ils sont devenus irréversiblement dépendants d'un système médical, même s'ils se méfient désormais de ce système ou souhaitent s'en éloigner.
Un aspect sous-éclairé dans l'information donnée
Des recherches et des témoignages de détransitionneurs indiquent à plusieurs reprises que la dépendance médicamenteuse à vie n'a pas été suffisamment abordée avant l'intervention. Les jeunes et leurs parents sont parfois informés des risques directs de l'opération elle-même, mais moins des conséquences à long terme du retrait permanent des organes producteurs d'hormones.
Un véritable consentement éclairé (informed consent) exige que cet aspect soit abordé explicitement, clairement et sans atténuation — y compris ce qui se passe si la personne change d'avis plus tard.
Une opération de réassignation sexuelle est une intervention irréversible qui entraîne une conséquence médicale permanente : une hormonothérapie à vie. Ce n'est pas un détail secondaire, mais un élément central de ce que signifie cette opération. Quiconque envisage ce choix mérite une information complète et honnête — y compris sur les décennies qui suivent.
Sources :
- Hembree WC et al. (2017). Endocrine Treatment of Gender-Dysphoric/Gender-Incongruent Persons: An Endocrine Society Clinical Practice Guideline. Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
- Cass Review (2024). Independent Review of Gender Identity Services for Children and Young People. cass.independent-review.uk
- NHS UK (2024). Hormone therapy after gender surgery. nhs.uk
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