Présentation du dossier

Dossier : Responsabilité juridique des médecins dans le domaine des soins liés au genre

Un dossier complet sur la situation juridique des médecins qui continuent à prescrire des inhibiteurs de la puberté, des traitements hormonaux transgenres et à pratiquer des interventions chirurgicales de changement de sexe chez des mineurs — ainsi que sur les voies de recours qui s'offrent aux personnes ayant subi un préjudice.

Depuis 2020, la Finlande, la Suède, le Danemark et le Royaume-Uni ont considérablement renforcé leurs politiques relatives aux inhibiteurs de la puberté et aux traitements hormonaux chez les mineurs. Le rapport britannique « Cass Review » a conclu en 2024 que les fondements scientifiques étaient « remarquablement faibles ». Fin 2024, un groupe de recherche d’Amsterdam a reconnu dans la revue BMC Medical Ethics que les preuves empiriques de l’efficacité de ces traitements faisaient défaut. Les Pays-Bas tardent manifestement à s’aligner sur cette tendance. Cela a des conséquences, notamment sur le plan juridique.

Objet du présent dossier

Les médecins qui, en 2026, continueront à pratiquer ces traitements sans adapter leur pratique aux nouvelles connaissances courent un risque réel de voir leur responsabilité engagée au civil, au disciplinaire et, dans des cas exceptionnels, au pénal. Ce risque s’accroît chaque mois, à mesure que les données scientifiques internationales évoluent et que la politique néerlandaise ne s’y adapte pas.

Ce dossier dresse un état des lieux de ce contexte juridique — à l’intention des médecins, des patients et de leurs parents, ainsi que de toute personne lésée qui envisagerait d’intenter une action.

Sommaire

  1. Le tournant international

    Ce qu’ont précisément établi Cass, le NICE, le SBU, le Sundhedsstyrelsen et Vrouenraets et al. — et pourquoi cela revêt une importance juridique.

  2. Le cadre juridique néerlandais

    La loi Wgbo et les principes de bonne pratique professionnelle (droit civil), la loi BIG (droit disciplinaire) et les trois voies par lesquelles un médecin peut être tenu pour responsable.

  3. L’obligation d’information — la voie juridique la plus solide

    Cinq points sur lesquels le consentement éclairé présente des lacunes dans la pratique : l’incertitude, l’irréversibilité, la fertilité, les alternatives et la comorbidité.

  4. Les moyens de défense du praticien — et comment y faire face

    Ce qu’un médecin ou une clinique invoque généralement lors d’une procédure — et pourquoi ces moyens de défense perdent de plus en plus de leur force.

  5. Ce qu’un médecin doit faire aujourd’hui

    Des conseils concrets pour ceux qui, en 2026, seront encore en contact avec des patients au sujet des inhibiteurs de la puberté, des traitements hormonaux ou de la chirurgie chez les mineurs.

  6. Guide à l’intention des victimes

    Neuf étapes pour les personnes qui, pour elles-mêmes ou au nom de leur enfant, auraient subi un préjudice : de la demande de dossier à la recherche d’un avocat compétent.

  7. Sources

    Références aux rapports, articles scientifiques, dispositions légales et décisions de justice évoqués.

À qui s’adresse ce dossier ?

  • Les médecins, psychologues et autres professionnels de santé impliqués dans les parcours médicaux des mineurs atteints de dysphorie de genre — et qui souhaitent savoir où ils en sont à la lumière des nouvelles connaissances.
  • Les patients et les parents qui se demandent s’ils ont été pleinement informés à l’époque des risques, du caractère irréversible et des alternatives.
  • Les personnes en transition inverse et les éventuelles victimes qui envisagent d’engager des démarches — auprès du médiateur, dans le cadre d’une procédure disciplinaire ou d’une action civile. Consultez également notre page d’aide pour obtenir des coordonnées concrètes.
  • Les juristes et les journalistes qui ont besoin d’un aperçu structuré en néerlandais.

Point de départ

Ce dossier ne constitue pas une accusation à l’encontre de médecins individuels qui, de bonne foi et dans le cadre des connaissances de l’époque, ont dispensé ces soins. Il s’agit d’une analyse de ce qui, à partir d’aujourd’hui — compte tenu de l’état actuel des connaissances scientifiques internationales et néerlandaises — est juridiquement défendable et de ce qui ne l’est pas. Le message est le suivant : quiconque, aujourd’hui, face aux signes connus, continue à agir comme si de rien n’était, se retrouvera bientôt non seulement dans le cabinet médical, mais aussi devant les tribunaux.

La boîte à outils juridique — la loi Wgbo, la loi BIG, le livre 6 du Code civil néerlandais, la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant — est déjà en place aux Pays-Bas. La question n’est pas de savoir si les premières affaires vont se présenter, mais quand.


Ce dossier constitue une analyse juridique générale et ne contient aucun conseil juridique individuel. Pour des cas concrets, une assistance médico-juridique spécialisée est nécessaire. Les organisations et sources mentionnées sont fournies à titre indicatif ; veuillez toujours vérifier vous-même leur disponibilité actuelle et leur spécialisation. Voir également la clause de non-responsabilité.