Issy · 26 ans

J'ai obtenu exactement ce que je voulais — et je suis tombée en dépression profonde.

Enfant, Issy souffrait de dépression clinique et de haine de soi. À 19 ans, elle a entamé sa transition médicale. Elle a obtenu sa barbe, sa voix grave et son hystérectomie. Mais au lieu du soulagement : une dépression sévère. Quoi que je fasse ou que je regarde, je ne serai jamais un homme. Je suis toujours une femme.

Issy

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?

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Ce témoignage est basé sur l'entretien public d'Issy, une jeune Néo-Zélandaise qui a partagé son histoire via Family First NZ et la Forum on the Family Conference (octobre 2025). Elle a choisi de n'utiliser que son prénom.


J'ai grandi avec ma mère — qui m'a eue à seize ans — et une sœur cadette. Dès mon plus jeune âge, je pensais être un garçon. À onze ans, quand la puberté a commencé, j'ai été confrontée à mon sexe biologique. Ce fut un choc pour moi.

Au secondaire, je souffrais de dépression clinique, de haine de moi-même, de troubles anxieux. Pendant sept ans, je me suis identifiée comme sataniste. Je cherchais partout un point d'appui.

La transition : "presque trop facile"

À l'université, j'ai rejoint le club LGBT+. C'est par le système de santé ordinaire que j'ai entamé ma transition. C'était, a-t-elle dit plus tard, "presque trop facile."

  • À 19-20 ans : testostérone
  • À 21 ans : double mastectomie
  • À 22 ans : hystérectomie

Les changements physiques sont arrivés. Tout ce que je voulais.

"J'ai eu une barbe. J'ai eu une voix grave. Mes règles se sont arrêtées. Plus de transpiration. Je prenais facilement du muscle. Tout ce que je voulais. Et je suis tombée dans une profonde dépression."

— Issy

La dépression au lieu du soulagement

Au lieu du soulagement, la transition a apporté un abattement plus profond encore. Issy avait obtenu ce dont elle pensait avoir besoin — et cela n'aidait pas.

À vingt-six ans, elle a décidé d'arrêter la testostérone. Elle était sur une liste d'attente pour des œstrogènes. Le chemin du retour s'est révélé plus pénible que l'aller : le système de santé accompagne facilement le processus de transition, mais pour la détransition, il n'y avait pratiquement aucun soutien à trouver. Ce même contraste est décrit par Zara, détransitionneuse elle aussi, qui a pris la parole avec Issy lors du même forum.

Ce qu'elle sait aujourd'hui

"Quoi que je fasse, dise ou change — je ne serai jamais un homme. Je serai toujours une femme."

— Issy

Issy a raconté son histoire lors de la Forum on the Family Conference en Nouvelle-Zélande (octobre 2025), devant une salle de 650 personnes. Son témoignage s'inscrit dans un nombre croissant de témoignages sur le regret de transition et l'irréversibilité de la mastectomie et de l'hystérectomie.


Sources :