1 janvier 2024
Droits parentaux et soins de genre pour mineurs : qui décide ?
Les parents d'enfants atteints de dysphorie de genre se retrouvent dans deux positions conflictuelles : certains veulent refuser des soins de genre pour leur enfant mais sont désavoués par les cliniques et les tribunaux ; d'autres veulent des soins de genre pour leur enfant mais se heurtent à une législation restrictive. Les deux camps affirment agir dans l'intérêt de l'enfant. Le débat entre droits parentaux, droits de l'enfant et autonomie clinique est l'une des questions juridiques les plus complexes des soins de genre.

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Contactez-nous en toute confidentialitéDans le débat sur les soins de genre, les parents occupent une position étonnamment double : certains veulent refuser des soins de genre pour leur enfant et se voient désavoués par les tribunaux ; d'autres veulent des soins de genre pour leur enfant mais sont confrontés à une législation étatique qui interdit le traitement. Ces deux situations soulèvent la question de savoir qui décide en dernier ressort du traitement médical des mineurs.
Les parents qui refusent les soins de genre
Au Canada, des tribunaux ont été saisis par des enfants dont les parents refusaient les soins de genre. En Angleterre et au pays de Galles, l'affaire Bell v Tavistock a au contraire mis en évidence que l'implication parentale est essentielle à la validité du consentement chez les jeunes adolescents.
Les parents qui exigent des soins de genre
Dans les États américains où les soins de genre pour mineurs sont interdits, des parents se sont plaints de ne pas pouvoir offrir à leurs enfants le traitement dont ils avaient besoin. L'affaire Skrmetti devant la Cour suprême portait en partie sur la question de savoir si les parents avaient le droit de choisir des traitements que l'État interdisait. Voir : Skrmetti devant la Cour suprême.
L'intérêt de l'enfant
Dans tous les cas, c'est « l'intérêt de l'enfant » qui est mis en avant — mais chaque partie le définit différemment. Dans les soins de genre, cette notion est d'autant plus chargée en raison des conséquences permanentes du traitement.
La question du consentement éclairé
La question est de savoir à quel point le consentement parental est réellement « éclairé » lorsque les parents sont exposés à un environnement clinique qui recommande fortement le traitement. Voir : le modèle de consentement éclairé dans les soins de genre.
Sources :
- Skrmetti devant la Cour suprême. Transspijt.nl.
- Le modèle de consentement éclairé dans les soins de genre. Transspijt.nl.
- Keira Bell contre Tavistock (2020). Transspijt.nl.
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