analyse

1 janvier 2024

Athlètes transgenres dans le sport féminin : les politiques de World Athletics et World Aquatics

En 2023, World Athletics et World Aquatics (FINA) ont exclu de la compétition féminine les femmes transgenres ayant traversé la puberté masculine, les avantages physiologiques qui en résultent persistant après un traitement hormonal.

Athlètes transgenres dans le sport féminin : les politiques de World Athletics et World Aquatics

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En 2023, deux grandes organisations sportives internationales ont pris des décisions comparables concernant la participation des personnes transgenres à la compétition féminine. World Athletics (athlétisme) et World Aquatics (natation) ont exclu de la compétition féminine d'élite les femmes transgenres ayant traversé la puberté masculine.

World Aquatics (FINA) : la première décision

World Aquatics a pris une décision en juin 2022 : seules les personnes ayant entamé leur transition de genre avant l'âge de 12 ans — ou avant le début de la puberté au stade de Tanner 2 — peuvent participer à la compétition féminine. Une « catégorie ouverte » a été annoncée en parallèle.

World Athletics : une politique similaire

World Athletics (Sebastian Coe) a annoncé en mars 2023 une politique similaire : les femmes transgenres ayant traversé la puberté masculine sont exclues de la compétition féminine. Cette politique reposait explicitement sur le principe scientifique selon lequel la puberté masculine confère des avantages physiologiques durables.

Le fondement scientifique

Ces décisions reposent sur des recherches montrant que la puberté masculine confère des avantages durables en matière de force et de masse musculaires, de densité osseuse et de structure squelettique, de volume cardiaque et de capacité en oxygène, ainsi que de capacité pulmonaire. Une étude de Hilton & Lundberg (2021) a montré qu'après 2 ans d'hormonothérapie, les niveaux de performance masculins restaient en moyenne 10 à 12 % plus élevés que chez les femmes biologiques.


Sources :