1 mars 2024
Étude de Stanford : l'IA détecte le sexe biologique dans les IRM cérébrales à 90 %
Des chercheurs de Stanford ont entraîné une IA sur des IRM fonctionnelles cérébrales pour lui faire prédire le sexe biologique. Précision : plus de 90 % dans la cohorte principale, environ 82 % dans deux cohortes de réplication indépendantes. Ces résultats pointent vers des différences sexuelles reproductibles dans l'organisation cérébrale, pertinentes sur le plan comportemental.

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Contactez-nous en toute confidentialitéExiste-t-il des différences sexuelles dans le cerveau ? C'est une question rarement posée de manière neutre dans le débat sur le genre. Une étude publiée en février 2024 dans la revue de référence Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) apporte un nouvel éclairage empirique.
L'étude
Des chercheurs de l'université de Stanford — Ryali et al. — ont entraîné un modèle d'apprentissage profond sur des IRM fonctionnelles (IRMf) de cerveaux humains, afin de prédire, à partir des schémas d'activité cérébrale, si un cerveau provenait d'une personne biologiquement masculine ou biologiquement féminine.
Les résultats :
- Dans la cohorte principale : précision de plus de 90 %
- Dans deux cohortes de réplication indépendantes : précision d'environ 82 %
Ce que le modèle a reconnu
Le modèle a fondé ses prédictions sur des schémas d'organisation fonctionnelle cérébrale : la manière dont les régions du cerveau collaborent entre elles. Les régions que le modèle a identifiées comme les plus discriminantes se situent dans le réseau par défaut, le striatum et le système limbique.
Ce que l'étude ne dit pas
Les chercheurs sont explicites sur ce que ces résultats ne signifient pas. Ils ne disent pas que les hommes sont « meilleurs » dans quoi que ce soit. Ils ne disent pas non plus que les personnes transgenres ont un « cerveau de femme dans un corps d'homme » — l'étude porte sur des personnes cisgenres. Ce que l'étude affirme, en revanche : le sexe biologique a un effet mesurable, reproductible et pertinent sur le plan comportemental sur l'organisation cérébrale.
Pertinence pour le débat médical
Les interventions qui perturbent l'environnement hormonal tôt dans le développement — comme les bloqueurs de puberté — peuvent avoir des effets sur l'organisation cérébrale qui ne sont pas entièrement réversibles.
Sources :
- Ryali, S. et al. (2024). Deep learning models reveal replicable, generalizable, and behaviorally relevant sex differences in human functional brain organization. PNAS, 121(9). pnas.org
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