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25 août 2026

«Wolves in White Coats» : les États-Unis accusent 225 hôpitaux de fraude à la facturation pour soins de genre sur mineurs

Le 13 août 2026, le HHS américain a publié le rapport «Wolves in White Coats», accusant plus de 225 hôpitaux d'avoir utilisé des codes de facturation incorrects pour des soins de genre pratiqués sur des mineurs. Selon le rapport, environ 50 millions de dollars auraient été remboursés sur la base de codages frauduleux, pour un total de près de 120 millions de dollars de demandes soumises entre 2019 et 2023. Le vice-président Vance et le secrétaire du HHS Kennedy Jr. ont transmis les établissements concernés au ministère de la Justice.

«Wolves in White Coats» : les États-Unis accusent 225 hôpitaux de fraude à la facturation pour soins de genre sur mineurs

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Le 13 août 2026, le département américain de la Santé et des Services sociaux (Department of Health and Human Services, HHS) a publié le rapport Wolves in White Coats: How Doctors and Hospitals Pushed and Profited from the Fraud of 'Gender Medicine'. Rédigé à la demande du décret exécutif 14187 du président Trump, ce document décrit comment des centaines d'hôpitaux et de médecins ont tiré profit de l'expansion des soins médicaux de genre pour enfants et adolescents — en recourant, selon le rapport, à des pratiques de facturation frauduleuses.

Des codes de facturation incorrects utilisés de manière systématique

Au cœur du rapport figure l'allégation suivante : lors de la facturation de bloqueurs de puberté et d'hormones croisées administrés à des mineurs, les prestataires auraient utilisé de façon systématique des codes diagnostiques incorrects. Plutôt que les codes spécifiques au sexe, les actes étaient déclarés sous le code E34.9Endocrine Disorder, Unspecified (trouble endocrinien non spécifié) — ou sous le code E301, correspondant à la puberté précoce. Le HHS soutient que cette pratique était délibérée, dans le but de contourner les systèmes automatiques de détection des assureurs.

Sur la base des données de facturation couvrant la période 2015–2025, le HHS a identifié environ 50 millions de dollars de remboursements versés via des codages présumément incorrects. Pour la période 2019–2023, le montant total des demandes de remboursement soumises pour des traitements liés au genre chez des mineurs s'élève à près de 120 millions de dollars.

225 établissements transmis au ministère de la Justice

Le rapport cite plus de 225 hôpitaux et systèmes de santé ayant mis en place un programme pédiatrique de genre. Le vice-président JD Vance, à la tête de la White House Task Force to Eliminate Fraud (groupe de travail de la Maison-Blanche contre la fraude), et le secrétaire du HHS Robert F. Kennedy Jr. ont transmis les établissements nommément cités au ministère de la Justice (Department of Justice, DOJ) ainsi qu'au bureau de l'inspecteur général du HHS, en vue d'éventuelles poursuites pour violation du droit fédéral — notamment la False Claims Act (loi sur les fausses déclarations).

Le rapport avance que les incitations financières ont constitué le principal moteur de l'expansion rapide des programmes pédiatriques de genre, reléguant au second plan l'évaluation éthique et clinique rigoureuse. Des organisations critiques — dont l'American Medical Association et l'American Academy of Pediatrics — font remarquer que les neuf auteurs du rapport sont des opposants notoires aux soins d'affirmation de genre, ce qui compromettrait selon eux l'indépendance de l'analyse.

Contexte plus large : politiques et responsabilité juridique

Ce rapport s'inscrit dans une série de mesures par lesquelles l'administration Trump entend restreindre les soins de genre pour les mineurs. Auparavant, le Texas Children's Hospital, la Cleveland Clinic et le Connecticut Children's Medical Center avaient conclu des accords avec le DOJ pour mettre fin à ces soins chez les patients mineurs. Le HHS avait également publié plus tôt cette année une synthèse scientifique — Treatment for Pediatric Gender Dysphoria: Review of Evidence and Best Practices — qui concluait à l'insuffisance des preuves en faveur des traitements d'affirmation de genre pour les jeunes.

Pour le dossier de la responsabilité juridique, ce rapport revêt une importance particulière : il fournit un cadre légal pour d'éventuelles poursuites contre les prestataires de soins et les établissements ayant pratiqué des soins de genre sur des mineurs. Les données de facturation contenues dans le rapport pourraient également s'avérer utiles aux personnes en cours de détransition et aux parents envisageant des recours judiciaires.


Bron:

  • transspijt.nl. "'Wolves in White Coats': VS beschuldigt 225 ziekenhuizen van declaratiefraude bij genderzorg minderjarigen". transspijt.nl