20 mai 2025
Étude finlandaise : les détransitionneurs avaient presque tous une comorbidité psychique — la dysphorie de genre n'était pas la cause principale
Les neuf détransitionneurs analysés dans une clinique finlandaise présentaient tous une comorbidité psychiatrique. Les diagnostics les plus fréquents étaient les troubles de l'humeur, les troubles anxieux, les troubles alimentaires et le trouble de la personnalité borderline. Après coup, les patients ont conclu que leur dysphorie de genre n'était pas la cause, mais un symptôme de problèmes psychiques plus larges.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéEn mai 2025, des chercheurs finlandais ont publié une analyse clinique détaillée dans la revue Archives of Sexual Behavior. Ils ont étudié neuf patients adultes qui s'étaient présentés à la clinique de genre de l'Hôpital universitaire d'Helsinki pour faire annuler les traitements d'affirmation de genre qu'ils avaient précédemment subis.
Qui étaient les patients ?
- Neuf patients, tous adultes
- Sept d'entre eux étaient de sexe féminin à la naissance (78 %)
- Âge moyen au premier diagnostic : 25 ans
- Âge moyen lors de l'examen de détransition : 33 ans
- Durée moyenne de l'usage hormonal : 7 ans
- Huit patients sur neuf avaient subi une chirurgie mammaire
- Quatre des sept femmes avaient fait retirer leurs organes reproducteurs
Raisons invoquées après coup pour leur transition initiale
- « Grandir en tant que femme était difficile » — 6 des 9 patients
- « J'avais l'impression de ne pas être à ma place » — 4 patients
- « Être trans semblait plus facile » — 4 patients
Aucun des patients n'a invoqué comme raison la conviction intrinsèque d'être né dans le mauvais corps. La dysphorie de genre, ont-ils constaté après coup, ne reflétait pas une identité transgenre stable — mais des problèmes psychiques non résolus et des difficultés liées au développement.
Comorbidité psychiatrique
Les neuf patients présentaient plusieurs diagnostics psychiatriques, tant avant que pendant leur transition :
- Troubles de l'humeur (dépression, bipolarité de type II) : 9 patients sur 9
- Troubles anxieux : 6 patients sur 9 au départ ; passés à 7
- Troubles alimentaires : 4 diagnostiqués, 3 symptomatiques
- Trouble de la personnalité borderline : 2 au départ, passés à 5 lors de la détransition
- Symptômes psychotiques : 4 patients
Les chercheurs ont particulièrement noté que les traumatismes de l'enfance, les abus sexuels ou le viol, les troubles alimentaires, la personnalité borderline et les symptômes psychotiques étaient étonnamment fréquents.
Conclusion des chercheurs
« Les patients ont rapporté que le besoin de transitionner ne découlait pas d'une identité transgenre ou d'une dysphorie de genre, mais de facteurs liés au processus de maturation et à des facteurs de stress psychologiques non résolus. »
— Chercheurs de l'Hôpital universitaire d'Helsinki, 2025
Portée pour la pratique clinique
La clinique de genre finlandaise est reconnue internationalement pour son approche prudente. La Finlande avait déjà abandonné le modèle affirmatif de genre large comme soin standard pour les jeunes. Cette étude étaye l'idée qu'un dépistage psychiatrique approfondi — et non la seule affirmation de genre — doit constituer un élément essentiel de tout traitement de la dysphorie de genre.
Le fait que, chez les neuf patients, la comorbidité psychiatrique ait précédé ou accompagné la dysphorie de genre, et que les patients aient identifié après coup ces problèmes psychiatriques comme la véritable cause, étaye les critiques adressées aux modèles de traitement où l'affirmation de genre constitue la première étape.
Sources :
- Archives of Sexual Behavior (2025). Gender Dysphoria and Detransitioning in Adults: An Analysis of Nine Patients from a Gender Identity Clinic from Finland. pmc.ncbi.nlm.nih.gov
- Stats for Gender (2025). A Finnish study found detransitioners commonly had psychiatric comorbidities and childhood trauma. statsforgender.org
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