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22 février 2024

Cohorte finlandaise (1996–2019) : la dysphorie de genre ne prédit pas un risque suicidaire accru après contrôle psychiatrique

Une étude de cohorte finlandaise publiée dans BMJ Mental Health (2024), portant sur des données de 1996 à 2019, a comparé des jeunes présentant une dysphorie de genre à un groupe témoin. Le taux de suicide semblait plus élevé dans le groupe dysphorie de genre (0,3 % contre 0,1 %), mais cette différence a disparu après correction pour comorbidité psychiatrique grave. Les auteurs concluent que la dysphorie de genre clinique elle-même ne prédit pas la mortalité — et que la transition médicale ne réduit pas le risque suicidaire.

Cohorte finlandaise (1996–2019) : la dysphorie de genre ne prédit pas un risque suicidaire accru après contrôle psychiatrique

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Une étude de cohorte finlandaise, publiée début 2024 dans BMJ Mental Health, remet en question une affirmation centrale du débat public sur les soins de genre affirmatifs pour les mineurs : celle selon laquelle, sans transition médicale, le risque suicidaire des jeunes trans serait inacceptablement élevé. L'étude a suivi une cohorte finlandaise sur la période et a comparé des jeunes présentant une dysphorie de genre à un groupe témoin.

Les chiffres

  • Taux de suicide dans le groupe dysphorie de genre : 0,3 %.
  • Taux de suicide dans le groupe témoin : 0,1 %.
  • La différence a disparu après contrôle statistique des problèmes de santé mentale graves.

Les conclusions des auteurs

La dysphorie de genre clinique ne s'avère pas prédictive de la mortalité.
La transition médicale n'a pas d'effet sur le risque suicidaire.

Autrement dit : le risque accru n'est pas causé par l'identification transgenre ou l'absence de traitement médical, mais par la comorbidité psychiatrique sous-jacente. Voir aussi notre article sur l'analyse finlandaise antérieure du risque suicidaire, le mythe du suicide utilisé pour mettre les parents sous pression et la suite consacrée à la morbidité psychiatrique après transition. Cela a des conséquences directes pour la pratique clinique : des interventions qui ne traitent pas la comorbidité — comme les bloqueurs de puberté ou les hormones croisées — ne peuvent, à elles seules, réduire le risque.

Pourquoi cette étude pèse lourd

La Finlande est l'un des premiers pays à avoir abandonné le modèle de soins affirmatif pour les mineurs. La cohorte analysée ici couvre précisément la période durant laquelle les parcours de transition ont été de plus en plus largement mis en œuvre. Ce résultat rejoint ce que le Cass Review britannique (2024) a conclu de manière systématique sur la base de preuves relative à la transition de genre médicale chez les jeunes, ainsi que le rapport du HHS aux États-Unis.


Sources :