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15 mai 2025

Une chercheuse dissimule une étude financée par l'argent public : les bloqueurs de puberté n'aident pas

Une étude américaine financée par l'argent public (9,7 millions de dollars) n'a trouvé aucune preuve que les bloqueurs de puberté améliorent la santé mentale des enfants. La chercheuse a dissimulé les résultats pendant des années. Après une révélation du New York Times et une enquête du Congrès, l'étude a finalement été publiée — avec l'affirmation que les bloqueurs « préviennent une détérioration », une thèse non étayée par les données.

Une chercheuse dissimule une étude financée par l'argent public : les bloqueurs de puberté n'aident pas

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En octobre 2024, le New York Times a révélé que Johanna Olson-Kennedy — directrice de la plus grande clinique pour jeunes transgenres des États-Unis (Children's Hospital Los Angeles) — avait dissimulé pendant des années les résultats d'une étude financée par le NIH (National Institutes of Health). L'étude avait coûté 9,7 millions de dollars d'argent public.

Ce qui était étudié

L'étude — connue sous le nom de Trans Youth Care US Study — a suivi 95 enfants âgés de 8 à 16 ans à qui des bloqueurs de puberté avaient été prescrits pour une dysphorie de genre. L'âge moyen au début du traitement était de 11,5 ans. Les enfants ont été suivis pendant deux ans sur des indicateurs de santé mentale.

Les résultats : aucune amélioration

L'étude n'a trouvé aucune amélioration significative de la santé mentale après 24 mois. Il n'y avait aucune différence dans les scores de dépression ou d'anxiété. Une part importante des participants présentait au départ des symptômes dépressifs modérés à sévères — et ceux-ci étaient toujours présents après deux ans (18 % au départ, 23 % après deux ans).

De plus, 37 % des participants ont quitté l'étude prématurément.

Pourquoi les résultats ont-ils été dissimulés ?

Olson-Kennedy a donné au New York Times une explication remarquable :

« Je ne veux pas que notre travail soit utilisé comme une arme. »

— Dr Johanna Olson-Kennedy

Le Congrès a ensuite ouvert une enquête sur le NIH pour dissimulation d'une recherche financée par des fonds publics.

Étude publiée — avec des conclusions inversées

En mai 2025, l'étude a finalement été publiée. Les auteurs avaient réorienté les conclusions : au lieu de « aucune amélioration constatée », ils ont affirmé que les bloqueurs de puberté « préviennent la détérioration de la santé mentale » — une affirmation non étayée par des données qui, de surcroît, ne disposaient d'aucun groupe témoin.

Critique scientifique

Des chercheurs de SEGM ont analysé la publication et ont pointé trois objections centrales : l'absence de groupe témoin, un taux d'abandon élevé (37 %), et une conclusion réorientée (présenter un résultat nul comme un résultat positif).


Sources :

  • Washington Times (2024). Johanna Olson-Kennedy sat on NIH-funded transgender study. washingtontimes.com
  • PMC / PubMed (2025). Mental and Emotional Health of Youth after 24 months of Gender-Affirming Medical Care. pmc.ncbi.nlm.nih.gov
  • House Oversight Committee (2024). McClain Probes $9.7 Million Taxpayer-Funded Study. oversight.house.gov